Tables rondes

Les tables rondes réunissent chacune huit intervenants et un ou deux animateurs. Leur durée est d’une heure et demie. En fin de séance, une synthèse vient combiner les contenus et proposer de nouvelles idées ou pistes de réflexion.

Table ronde des astronautes

L’astronaute peut-il défier le temps ?
Le compte à rebours démarre très tôt. Au début des sélections pour devenir astronaute, plus tôt même, dès lors que l’idée d’un possible voyage hors de l’atmosphère traverse l’esprit du candidat. Tout s’enchaîne alors, étape par étape, succès après succès, jusqu’à l’ultime consécration où le prétendant fait partie de l’équipe, celle qui rassemble des êtres humains hors du commun, prêts à suivre l’entraînement pour une mission spatiale. De nombreux mois de préparation intensive, au programme minutieusement concocté, séparent encore le futur héros du départ. Il doit chaque jour tenir la cadence et même progresser. A sa mise en quarantaine, plus que quelques heures le séparent du décollage. Sur la rampe de lancement, recroquevillé dans son siège, il sera propulsé dans l’espace dans le délai imposé par la procédure de mise à feu. En moins de neuf minutes, il se déplacera à la vitesse orbitale de 28 000 km/h et effectuera 16 fois le tour du monde chaque jour qui passe. Sa véritable mission vient juste de démarrer. Qu’il s’agisse de veiller au bon fonctionnement des instruments, de les réparer, de mener à bien des expériences scientifiques, de communiquer avec le sol, d’échanger avec ses coéquipiers, de se déplacer, de faire du sport, de dormir, de se nourrir, l’homme dans l’espace évolue à un certain rythme, le sien et celui qui lui est imposé. Même s’il est très occupé, son retour sur Terre, près de ceux qu’il aime peut parfois lui sembler lointain. A chacune de ces étapes, auxquelles l’on pourrait ajouter une sortie extravéhiculaire ou le trajet du retour, l’astronaute peut-il défier le temps ?
Jeudi 21 novembre 2019 à 10h45
Amphi Gaston Berger
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#TIMEWORLD2019

Table ronde des étudiants

Le fait d’aller plus vite nous fait-il réellement gagner du temps ?
Notre vie quotidienne semble s’articuler autour d’omniprésentes accélérations. Transports automatisés, correcteurs automatiques, moteurs de recherches, notifications… Nous sommes habitués à connaître le résultat d’une élection cruciale en temps réel ou à nous connecter pour ne pas manquer en direct le prochain but d’un match à suspense. L’accès à l’information est si rapide que la distance qui nous éloigne des événements au présent paraît s’estomper, et que la durée qui nous sépare des événements dans un futur proche semble se contracter. Le numérique se propose même d’accélérer notre vie privée en organisant des rencontres sentimentales en un clic ! Mais le fait d’aller plus vite nous fait-il réellement gagner du temps ? Voilà la question que six étudiants prendront le temps de discuter lors de cette table ronde. Leur objectif sera de mettre en évidence le rapport qu’entretiennent les « millenials » avec notre société actuelle et le rythme qu’elle s’impose.
Samedi 23 novembre 2019 à 14h45
Amphi Gaston Berger
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Table ronde des sportifs

Peut-on vaincre le temps ?
Les athlètes cherchent le dépassement - à se dépasser et à dépasser les autres. La plupart d’entre eux cherchent aussi à ne pas se faire rattraper, y compris par le chronomètre. Il s’agit de s’entraîner jusqu’à la plus parfaite maîtrise de son corps pour exceller dans sa spécialité. Tels des chefs d’orchestre, les sportifs de haut niveau sont des coordonnateurs. Ils accordent leur respiration au rythme de leurs mouvements, précisent leurs gestes pour gagner en efficacité, gèrent subtilement leur énergie pour tenir la distance. Ils habituent progressivement leur métabolisme à l’intensité de l’effort, parfois jusqu'à la souffrance. Ils apprennent à se concentrer en toutes circonstances et quel que soit l’enjeu, à donner le meilleur d’eux-mêmes le moment venu, seuls ou en équipe. Chaque performance sportive est une création. Exceptionnellement, elle est un record. Mais dans notre course éternelle contre la montre, pouvons-nous vraiment vaincre le temps ?
Samedi 23 novembre 2019 à 10h45
Amphi Gaston Berger
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Astronautes
Étudiants
Sportifs

Les astronautes

Gennady Padalka
Astronaute

Gennady Padalka est sélectionné comme cosmonaute en 1989. Il est formé au centre Youri Gagarine de juin 1989 à janvier 1991 et obtient la qualification de cosmonaute d'essais. Il entreprend ensuite un master dans le domaine de la surveillance écologique au centre de formation international de l'UNESCO de Moscou. Après une carrière de pilote militaire, Gennady Padalka est sélectionné comme cosmonaute en 1989. Il effectue un premier séjour de longue durée dans l'espace à bord de la station spatiale Mir en 1998-1999 puis fait partie de l'équipage de la Station spatiale internationale à quatre reprises entre 2002 et 2015, en tant que commandant. Il est l'homme ayant vécu le plus longtemps dans l'espace avec une durée de séjour cumulée de 879 jours en 5 vols. Gennady Padalka a reçu de nombreuses décorations de son pays, dont la plus prestigieuse est l'étoile de héros de la Fédération de Russie.

Jean-François Clervoy
Astronaute - ESA

Diplômé de l’Ecole Polytechnique, de l’Ecole Nationale Supérieure de l’Aéronautique et de l’Espace à Toulouse, de l’Ecole du Personnel Navigant d’Essais et de Réception, il est détaché par la Délégation Générale pour l’Armement auprès du Centre National d’Etudes Spatiales (CNES) en 1983 puis auprès de l’Agence Spatiale Européenne (ESA) depuis 1992. Astronaute depuis 1985, il effectue 3 missions spatiales à bord de la navette spatiale ATLANTIS en 1994 pour étudier l’atmosphère et en 1997 pour ravitailler la station russe MIR ainsi qu’en 1999, à bord de DISCOVERY, pour réparer le télescope spatial Hubble. Il totalise 28 jours et 3 heures en 439 orbites terrestres. De 2001 à 2008, il est astronaute expert du projet de ravitailleur spatial ATV-Jules Verne. Actuellement membre du corps actif des astronautes européens, il assure aussi les fonctions de Président de la société Novespace, filiale du CNES, qui organise les vols paraboliques pour la recherche et des baptêmes de l’air en apesanteur à bord de l’airbus A310 ZERO G.

Michel Tognini
Astronaute - ESA

Michel Tognini est Général de Brigade, ancien pilote de chasse et d’essais. Il a décollé le 27 juillet 1992, en tant qu’expérimentateur sur Soyouz TM-15, dans le cadre de la mission Antares. Il a effectué son second vol spatial le 23 juillet 1999, où il était le spécialiste de mission sur Columbia STS-93. Michel Tognini a été le chef du Centre des Astronautes européens de l'Agence spatiale européenne à Cologne. Aujourd’hui, il est Président du GAMA qui est le Groupement Aéronautique du Ministère de l’Air, Co-fondateur de la fondation "Out Of Atmosphere" et parrain du planétarium de Vaulx-en-Velin. Michel Tognini est Commandeur de l’Ordre de la Légion d’Honneur et Chevalier de l’Ordre National du Mérite. Il a reçu la médaille de l’Aéronautique française, l’Ordre de l’Amitié des autorités soviétiques et russes, la médaille Vols spatiaux de la NASA et le diplôme Vladimir Komarov de la Fédération Aéronautique Internationale (FAI). Il a également reçu les trophées « Hawker Hunter » et « Patuxent Shield » de l’ETPS de Boscombe Down.

Les animateurs

Gilles Dawidowicz
Géographe

Gilles Dawidowicz est géographe de formation, spécialisé dans l'étude des surfaces planétaires. Il milite depuis les années 90 pour une exploration robotique du système solaire et fait la promotion de l'exploration de Mars. Ancien membre de la Mars Society et son chapitre français l'Association Planète Mars, il a été 5 ans président de l'Observatoire de Triel et préside depuis de nombreuses années la Commission de planétologie de la Société astronomique de France, dont il est le Secrétaire Général depuis juin 2018. Gilles est également co-auteur d'ouvrages de vulgarisation sur Mars, Saturne et les Aurores polaires. Il anime régulièrement de grandes séances publiques à la Cité des Sciences et de l'Industrie à la faveur de l'actualité spatiale internationale.

Pierre-François Mouriaux
Journaliste

Après des études d’histoire durant lesquelles il s’est intéressé aux relations entre la Guerre froide et la conquête de l’espace, Pierre-François Mouriaux s’est engagé dans la promotion de la culture spatiale. Il a notamment assuré le suivi des clubs aérospatiaux français au sein de l’association Planète Sciences, a été chargé des collections Espace au musée de l’Air et de l’Espace du Bourget et a coordonné le programme de conférences du congrès annuel de la Fédération internationale d’astronautique (IAF), avant de rejoindre fin 2015 l’hebdomadaire Air & Cosmos, où il anime désormais la rubrique Espace. Initiateur et président de l’association Histoires d’espace, il organise régulièrement des événements grand public autour de l’espace. Il est l'auteur ou le coauteur d'une douzaine d'ouvrages, pour la plupart destinés à la jeunesse, sur les astronautes et le système solaire, dont plusieurs ont été traduits à l’étranger. Parmi eux, le célèbre Comment on fait pipi dans l’espace ?, doublement récompensé, et deux livres autour de la mission Proxima de Thomas Pesquet.