Intervenants

Alain Bernard
Nageur professionnel
Table ronde des sportifs

Il a parcouru plus de 50 000 km à la nage. Son surnom : le requin blond. Triple médaillé Olympique aux Jeux Olympiques de Pékin en 2008, Alain Bernard compte à son actif de nombreux titres Européens et décroche l’argent mondial à deux reprises. C’est au Cercle des Nageurs de Marseille qu’il rencontre son entraîneur emblématique Denis Auguin avec qui il bat les Records du Monde des 50 m Nage Libre avec un temps de (21’’50) et 100 Nage Libre (47’’50) aux Championnats d’Europe Eindhoven en mars 2008. Il devient le premier nageur de l’histoire à nager moins de 47 secondes au 100 m nage libre : 46’’94. Une nouvelle médaille d’Or Olympique à Londres complète ce magnifique palmarès en 2012 sur la distance du relais 4X100 mètres Nage Libre. Aujourd’hui entraîneur, et commentateur sportif de sa discipline, il est également conférencier pour des entreprises où il transmet les clefs de son succès.
Table ronde des sportifs
23 novembre 2019 10:45 - Amphi Gaston Berger
Les athlètes cherchent le dépassement - à se dépasser et à dépasser les autres. La plupart d’entre eux cherchent aussi à ne pas se faire rattraper, y compris par le chronomètre. Il s’agit de s’entraîner jusqu’à la plus parfaite maîtrise de son corps pour exceller dans sa spécialité. Tels des chefs d’orchestre, les sportifs de haut niveau sont des coordonnateurs. Ils accordent leur respiration au rythme de leurs mouvements, précisent leurs gestes pour gagner en efficacité, gèrent subtilement leur énergie pour tenir la distance. Ils habituent progressivement leur métabolisme à l’intensité de l’effort, parfois jusqu'à la souffrance. Ils apprennent à se concentrer en toutes circonstances et quel que soit l’enjeu, à donner le meilleur d’eux-mêmes le moment venu, seuls ou en équipe. Chaque performance sportive est une création. Exceptionnellement, elle est un record. Mais dans notre course éternelle contre la montre, pouvons-nous vraiment vaincre le temps ?
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Ana Millet
Violoniste
Spectacle : TimeWorldNight

Née à Buenos Aires en 1984, Ana Millet commence le violon à 4 ans avec Robert Papavrami. Puis, élève de Zacharia Zorin au Conservatoire National de Région de Limoges, elle obtient à l’unanimité la médaille d’or en 1997 puis le Prix de la ville. En 2000, elle entre au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris dans la classe de Boris Garlitsky et obtient en 2004 un premier prix de violon. Elle intègre le Cycle de perfectionnement violon solo ainsi que la classe de Claire Désert et Ami Flammer en formation supérieure de musique de chambre, en trio avec piano, avec Hélène Latour et Nima Sarkechik. Elle est pendant deux saisons violon solo de l’Orchestre des Lauréats du CNSMD de Paris. Elle a été la violoniste du groupe Langage Tango. Elle travaille sous la direction de grands chefs tels que Myung Whun Chung, Christoph Eschenbach, Paavo Järvi, Esa-Pekka Salonen, Pierre Boulez, Gustavo Dudamel. Aujourd’hui, Ana Millet est membre titulaire de l’Orchestre Philharmonique de Radio France. Elle se produit régulièrement lors de concerts de musique de chambre, notamment avec le quatuor à cordes Amarcord.
Spectacle : TimeWorldNight
23 novembre 2019 18:00 - Amphi Gaston Berger
Et si on prenait l’œuvre d’Arnold Schoenberg au mot ? « La nuit transfigurée » inspirée par le poème de Richard Dehmel ne serait-elle pas encore plus impressionnante si on n’avait que notre ouïe pour en recevoir la beauté ? Après la lecture du poème dans un noir complet le spectateur entendrait le chef-d’œuvre de Schoenberg dans sa version pour sextuor à cordes joué dans une obscurité quasi totale. Cette mise en espace permettrait à l’auditeur d’avoir une nouvelle perception de la pièce. Une création lumière évoquant la nuit habillerait la salle avec des couleurs sombres. Les musiciens présents ne seraient que voix et leur présence uniquement auditive. Une expérience jamais faite car elle nécessite l’exécution de l’œuvre par cœur, sans partition ni pupitre par les six musiciens. « La nuit transfigurée » est une œuvre qui a vu le jour au carrefour entre le romantisme germanique du 19ème siècle et le modernisme qu’ont établi Schoenberg et ses deux disciples, Berg et Webern. Interprété par Ana Millet, Juliette Salmona, Corentin Bordelot, David Haroutunian, Pauline Bartissol, Sarah Chanaf. Lecture par Simon Abkarian.
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Anatole Khelif
Mathématicien
Atelier : Le temps peut-il émerger d’un monde sans temps ?

Anatole Khélif est Enseignant Chercheur, Maître de conférences, spécialiste de la logique mathématique. C’est un ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure, rue d’Ulm. Il anime depuis plusieurs années un séminaire de logique catégorique. Pour lui, la logique essaie de décrire de façon très schématique comment notre cerveau fonctionne.
Atelier : Le temps peut-il émerger d’un monde sans temps ?
22 novembre 2019 14:00 - Salle A1
Le temps est-il une illusion ? Comment le temporel peut-il être induit par des éléments intemporels ? Comment résoudre certains paradoxes temporels ? Zénon (classique et quantique), paradoxe du grand père etc… ? A cet usage nous introduirons le concept de « Métatemps ».
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Anne Odru
Journaliste Reporter

Curieuse et passionnée par les rencontres, Anne a su faire de son caractère une force pour son métier. Prédestinée à évoluer dans les sciences, elle commence un cursus dans la biologie à l’Université de Jussieu où elle découvre une filière spécialisée dans le journalisme scientifique. Raconter des histoires pour les faire partager devient alors une priorité. Elle décide ensuite de se lancer dans des études de journalisme plus générales avec un diplôme spécialisé dans le domaine de l’audiovisuel. Tous les sujets l’attirent même si elle évolue principalement dans le milieu du sport (à l’Equipe TV) où elle traite également beaucoup des sujets dérivés (économie, politique, santé…). Aujourd’hui elle travaille en tant qu’indépendante et apprécie de pouvoir accepter des missions dans tous les domaines (sport, société, sciences...) pour enrichir encore plus son expérience. Elle adore voyager et a la chance de parcourir le monde dans son métier afin de faire connaître le plus d’aventures et d’histoires possible à qui voudra bien la lire ou regarder ses images.
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Anne-Catherine Hauglustaine
Dir. Musée de l’Air et de l’Espace
Conférence : Quel est le temps des objets patrimoniaux ?

Anne-Catherine Robert-Hauglustaine est titulaire d'un doctorat en histoire des sciences et techniques de l'École des hautes études en sciences sociales. En novembre 1999, elle devient conservateur chargée des collections du domaine des transports au musée des Arts et Métiers à Paris. Rédactrice en chef de La Revue " Musée des arts et métiers " de 2001 à 2008, elle est aussi responsable des partenariats et des mécénats et membre de l'équipe de direction du musée des Arts et Métiers. Par la suite, et jusqu'en mai 2014, elle occupe le poste de directrice adjointe du Jardin des sciences de l’université de Strasbourg, où elle est chargée du futur projet de musée de sciences de cette université. Elle accompagne également des projets européens tels que PLACES, projet ayant « pour ambition de développer un réseau de 200 villes de culture scientifique à l’échelle de l’Europe ». Anne-Catherine est membre du comité scientifique international de la revue Culture et Musées qui publie « des travaux de recherche inédits sur les publics, les institutions et les médiations de la culture ». Professeure à l’université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, elle enseigne la muséologie. Elle a été directrice générale du Conseil International des Musées (ICOM) de 2013 à 2017. Depuis le 1er janvier 2018, Anne-Catherine est directrice du musée de l’Air et de l’Espace du Bourget.
Conférence : Quel est le temps des objets patrimoniaux ?
23 novembre 2019 09:15 - Amphi Louis Armand
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Antoine Compagnon
Ecrivain et critique littéraire
Conférence : Qu’entend Proust par le Temps retrouvé ?

Antoine Compagnon est écrivain et professeur, spécialiste de Littérature et particulièrement de Proust. La chaire qu'il occupe depuis 2006 au Collège de France dit toute l'ambition de son enseignement : « Littérature française moderne et contemporaine : histoire, critique, théorie ». A côté d'ouvrages de référence, comme celui qui fit date sur les Antimodernes (2005), Un été avec Montaigne est par exemple fêté par un succès international depuis sa parution en 2013.
Conférence : Qu’entend Proust par le Temps retrouvé ?
21 novembre 2019 17:45 - Amphi Gaston Berger
L'apprentissage du temps dans " À la recherche du temps perdu ", c’est d’abord celui de la “non-simultanéité des contemporains”, thèse remarquable de Siegfried Kracauer et critique de l’idée de Zeitgeist, d’unité d’une période historique, d'esprit du temps. Proust, avant Kracauer, voyait dans le présent un assemblage d’instants hétérogènes, de tendances autonomes et d’événements incohérents, situés sur des trajectoires différentes, soumis aux lois de leur histoire. Le savoir-vivre, c’est essentiellement cela, la découverte de la non-simultanéité du monde. Sans cela, on commet des impairs, comme Mme Verdurin à table avec le baron de Charlus. L’enfant pense que le monde est synchrone, uniforme. La leçon historique du narrateur est celle de l’enfant, qui comprend qu’une ville fait coïncider les époques, offre une coupe dans le temps, comme dans “Le Cygne” de Baudelaire. “Je n’avais jamais songé qu’il pût y avoir un édifice du XVIIIe siècle dans la rue Royale, observe le narrateur, de même que j’aurais été étonné si j’avais appris que la porte Saint-Martin et la porte Saint-Denis, chefs-d’œuvre du temps de Louis XIV, n’étaient pas contemporains des immeubles les plus récents de ces arrondissements sordides.” La ville, comme le monde, comme la vie, n’est pas simultanée. Le Temps retrouvé, c’est aussi la découverte que la vie est anachronique, ou qu’elle avance “à rebrousse-poil”, comme disait Walter Benjamin.
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Audrey Dussutour
Chercheure en éthologie
Conférence : L'Immortalité biologique : fiction ou réalité ?

En 2004, Audrey Dussutour a obtenu un doctorat en étologie sous la direction du Dr. Vincent Fourcassié et du Pr Jean-Louis Deneubourg. Elle étudiait alors l'organisation du trafic des fourmis. Elle a ensuite fait deux post-doctorats, l'un à l'Université Concordia (Canada) où elle a étudié la prise de décision collective chez chenilles sociales et l'autre à l'Université de Sydney (Australie) où elle a étudié la nutrition chez les fourmis et les moisissures visqueuses. En 2008, elle a obtenu un poste au CNRS (CRCA) pour poursuivre ses recherches sur le comportement des fourmis. Depuis 2015, avec Raphaël Jeanson, Jacques Gautrais, Jean-Paul Lachaud elle a créé une nouvelle équipe au CRCA, l’équipe IVEP (Interindividual Variability Emergent Plasticity). Audrey est également élue membre de la commission du CNRS "Brain Cognition and Behavior" et de la commission interdisciplinaire "Modeling Biological Systems".
Conférence : L'Immortalité biologique : fiction ou réalité ?
23 novembre 2019 10:00 - Amphi Louis Armand
Qui n’a pas un jour rêvé de trouver la fontaine de jouvence, de devenir immortel ? La quête d'une vie illimitée a captivé l'esprit d'innombrables conteurs, alchimistes et dirigeants spirituels. Si nous sommes toujours à la recherche de l'Elixir de l'Immortalité et de la pierre philosophale, certains organismes, eux, semblent avoir trouvé la clé de l'immortalité. En effet, le blob, l'hydre et autres d'organismes tout aussi étranges semblent avoir trouvé le moyen de réinitialiser leur horloge de vie, un secret qui reste pour l'instant bien gardé.
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Aurélien Alvarez
Mathématicien
Atelier : La chute libre

Aurélien Alvarez est enseignant-chercheur à l’université d’Orléans, particulièrement intéressé par l’étude de la géométrie, de la topologie et des systèmes dynamiques. Il s’intéresse également à la formation des enseignants du primaire dans le cadre de la Fondation La main à la pâte et consacre une partie significative de son temps à la popularisation des mathématiques ; il est notamment rédacteur en chef de la revue en ligne Images des mathématiques.
Atelier : La chute libre
23 novembre 2019 10:45 - Salle A1
Une bille chute-t-elle plus vite si elle est plus lourde ?
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Blanche Stromboni
Contrebassiste
Spectacle : TimeWorldTango

Blanche commence à étudier la musique à l’âge de 5 ans au Conservatoire de Clichy-la-Garenne. Elle intègre plus tard le conservatoire supérieur de Paris qui lui donne l’opportunité de travailler avec Stanislas Kuchinski et Vincent Pasquier. Elle sort du conservatoire en juin 2010 avec un 1er prix obtenu à l’unanimité et les félicitations du jury. Attirée depuis toujours par tous les styles musicaux, Blanche décide de commencer le tango. Elle intègre le groupe Tango Carbón à sa création en 2012 et tombe littéralement amoureuse de ce langage musical et de son répertoire. Elle co-fonde le groupe Tangomotán avec Leandro Lacapère, David Haroutunian et Marion Chiron en 2016. Aujourd’hui, Blanche mêle son travail de contrebassiste au sein des grands orchestres français comme l’Orchestre de Paris, l’Orchestre philharmonique de Radio France ou encore l’Opéra de Paris, à celui de chambriste, toujours dans une volonté de découverte et de diversité, poussant son instrument dans toutes ses sonorités. Elle participe depuis peu aux projets de l’ensemble Diderot, de style baroque et sur instrument d’époque. Blanche joue sur une contrebasse Swen Mentec.
Spectacle : TimeWorldTango
21 novembre 2019 18:00 - Amphi Gaston Berger
Tangomotán aime improviser et ne se lasse jamais de réinterpréter, de travailler, d’évoluer, de s’affranchir pour mieux redécouvrir ce tango qu’ils rendent palpable, charnel, visuel. Les murs se couvrent d’images, la voix se joint à l’instrument, et la scène devient théâtre. Le temps d’un concert les minutes sont suspendues ; passé, présent et futur se rencontrent et se répondent. Tout a changé. Rien n’a changé.
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Carl Zimmer
Vulgarisateur scientifique
Conférence : Les virus sont-ils maîtres du temps ?

Carl Zimmer est chroniqueur au New York Times et auteur de treize ouvrages sur la science, notamment "A Planet of Viruses" et "She Has Her Mother's Laugh : The Powers, Perversions, and Potential of Heredity". Ses écrits ont été récompensés par l’Académie nationale des sciences des États-Unis et par l’Association américaine pour l’avancement des sciences. Il est professeur adjoint à l'Université de Yale.
Conférence : Les virus sont-ils maîtres du temps ?
21 novembre 2019 16:45 - Amphi Gaston Berger
Pour les virus, une fraction de seconde peut faire la différence entre survie et destin. Mais aussi fugaces que puissent être les virus individuels, les virus créent également des lignées qui peuvent rester vivantes des millions d'années et devenir des éléments majeurs de notre propre histoire évolutive.
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Catherine Maunoury
Présidente Aéro-Club de France
Peut-on maîtriser les volutes du temps ?

Dès son plus jeune âge, Catherine Maunoury s’est intéressée aux avions. Elle n’a que huit ans quand son père, médecin pilote, l’emmène voler pour la première fois. Encouragée par lui, elle a quinze ans pour son premier vol en solo et devient la plus jeune pilote brevetée à 17 ans. Sa passion la mène au plus haut niveau de la compétition : elle accumule les titres aux championnats de France, d’Europe et du Monde et se situe toujours aujourd’hui parmi les meilleures femmes pilotes mondiales. Aujourd'hui, Catherine Maunoury est est présidente de L'Aéro-Club de France et ambassadrice du musée l'Air et de l'Espace.
Peut-on maîtriser les volutes du temps ?
21 novembre 2019 15:30
Je ne suis pas devenue championne du monde de voltige aérienne en 8 minutes. Huit minutes, c’est la durée de l’une des 3 épreuves qui permettent d’accéder au podium, tous les deux ans seulement. Devenir championne du monde, c’est l’aventure de toute une vie. L’aventure prend d’abord place dans le long terme et dans une passion pour le vol née dans l’enfance, puis dans le moyen terme avec le temps du nécessaire apprentissage pour acquérir le savoir-faire, pour apprendre à gérer les risques et pour s’entraîner de façon incessante auprès d’une équipe soigneusement choisie. L’aventure s’inscrit aussi dans le court terme : celui de l’engagement final, du compte à rebours, des huit minutes où tout le savoir accumulé doit être au rendez-vous malgré le stress, les « g », la pression du temps qui se réduit. Dès l’atterrissage commence le temps de l’« après », celui du succès ou de l’échec, de la remise en jeu.
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Charlotte Morel
Triathlète
Table ronde des sportifs

Charlotte Morel est une triathlète professionnelle depuis 2006. Diplômée d'un master en nutrition activité physique et santé et dotée d'une licence en entrainement sportif, elle démarre en 2014 une activité d’entraîneur en parallèle de sa carrière sportive. Elle est co-fondatrice de Mytribe Triathlon Coaching. Elle est triple championne de France Elite longue distance. Elle obtient un podium pro sur Ironman et sur 70.3, trois podium sur l'Embrunman et de nombreux autres en coupe d'Europe et du Monde.
Table ronde des sportifs
23 novembre 2019 10:45 - Amphi Gaston Berger
Les athlètes cherchent le dépassement - à se dépasser et à dépasser les autres. La plupart d’entre eux cherchent aussi à ne pas se faire rattraper, y compris par le chronomètre. Il s’agit de s’entraîner jusqu’à la plus parfaite maîtrise de son corps pour exceller dans sa spécialité. Tels des chefs d’orchestre, les sportifs de haut niveau sont des coordonnateurs. Ils accordent leur respiration au rythme de leurs mouvements, précisent leurs gestes pour gagner en efficacité, gèrent subtilement leur énergie pour tenir la distance. Ils habituent progressivement leur métabolisme à l’intensité de l’effort, parfois jusqu'à la souffrance. Ils apprennent à se concentrer en toutes circonstances et quel que soit l’enjeu, à donner le meilleur d’eux-mêmes le moment venu, seuls ou en équipe. Chaque performance sportive est une création. Exceptionnellement, elle est un record. Mais dans notre course éternelle contre la montre, pouvons-nous vraiment vaincre le temps ?
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Christian Wuthrich
Professeur de philosophie
Conférence : Y avait-il un temps avant le temps ?

Christian Wuthrich est professeur associé de philosophie au Département de philosophie de l'Université de Genève. Ses recherches portent sur les fondements philosophiques de la gravitation quantique. Avec Nick Huggett (Université de l'Illinois, Chicago), il écrit actuellement un livre sous contrat avec Oxford University Press intitulé " Out of Nowhere: L'émergence de l'espace-temps dans les théories quantiques de la gravité". De septembre 2015 à août 2018, ils ont lancé un grand projet intitulé « Espace et temps après la gravitation quantique » financé par la Fondation John Templeton dans les deux centres de Chicago et de Genève. Les activités conjointes de ce projet sont décrites dans le blog Beyond Spacetime. Plus généralement, Christian Wuthrich travaille sur la métaphysique et la philosophie générale des sciences. Plus précisément, il travaille sur l’espace et le temps, les voyages dans le temps, la persistance, l’identité, les lois de la nature, le déterminisme et la causalité.
Conférence : Y avait-il un temps avant le temps ?
22 novembre 2019 10:00 - Amphi Louis Armand
Le temps, semble-t-il, émerge de l'atemporel. Les modèles de la cosmologie quantique suggèrent que cette émergence relie le temps et l'atemporel à la fois dans le temps et en dehors du temps. Comment pouvons-nous concevoir ces relations apparemment contradictoires ? Devrions-nous penser qu'il y avait un temps avant le temps ou un temps au-delà du temps ? Il s'agit ici d'un voyage aux limites de l'existence - et même aux limites de ce que l'on peut penser.
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Cindy Looy
Les plantes ont-elles un impact sur la planète ?
Conférence : Professeur

Cindy Looy est Professeure à l'Université de Californie à Berkeley et Conservatrice au Muséum de la Paléontologie et à l'Herbier de l'Université de Californie. Elle s'intéresse à la réaction des plantes et des communautés végétales du Paléozoïque, aux changements environnementaux durant les périodes d'extinction massive et de déglaciation, ainsi qu'à leurs conséquences sur l'évolution des espèces. Ses recherches portent principalement sur les conséquences de la crise biotique à la fin du Permien en domaine continental. Elle s'intéresse aussi à la transition entre un monde dominé par les glaces à un monde libre de glace du Carbonifère supérieur au Permien moyen.
Conférence : Professeur
23 novembre 2019 14:00 - Amphi Gaston Berger
D'après les archives fossiles, nous savons maintenant que les plantes se sont installées sur la terre ferme il y a moins de 500 millions d'années et en ont progressivement colonisé la surface. Elles ont d'une part rendu possible les autres formes de vie terrestres et d'autre part eu un profond impact au delà de la surface terrestre. Les plantes ont modifié les systèmes fluviaux, augmenté l’érosion physique et chimique des roches et piégé les sédiments. Grâce à la photosynthèse, les plantes absorbent le CO2 de l'atmosphère en produisant du carbone organique et en libérant de l'O2. Au fil du temps, de plus en plus de carbone se retrouve stocké dans la biomasse et les sols, réduisant ainsi la quantité de CO2 dans l'atmosphère. Comment ces changements ont-ils affecté le climat de notre planète ? Et à quand remonte les premières preuves d'incendie naturel, un phénomène qui nous paraît très commun maintenant mais qui n'existait pas avant que les plantes ne commencent à recouvrir les continents ?
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Claude Gronfier
Neurobiologiste
Conférence : Faut-il dormir la nuit et voir la lumière le jour ?

Claude Gronfier est neurobiologiste, spécialiste des rythmes biologiques et du sommeil. Après un doctorat en Neurosciences à l’université de Strasbourg, il a rejoint Chuck Czeisler à Harvard Medical School pour y étudier les conséquences des vols spatiaux sur les rythmes biologiques. Sa recherche à l’Inserm (Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon) se consacre à l’étude des mécanismes impliqués dans la synchronisation de l’horloge circadienne, les effets de la lumière nocturne, et la mise au point de stratégies photiques pour le traitement des troubles du travail posté, du décalage horaire, de l’humeur et de certaines pathologies. Claude Gronfier est vice-président de la Société́ Francophone de Chronobiologie et membre du Conseil Scientifique de la Société́ de Physiologie. Il a présidé́ le récent rapport de l’Anses sur « Les effets sanitaires du travail de nuit » (2016). Il est co-auteur de plusieurs ouvrages et chapitres d’ouvrages scientifiques et grand public (Les mécanismes du sommeil, Le Pommier, 2013 ; En finir avec le blues de l’hiver, Marabout, 2014), de rapports d’expertise et de consultations pour le Ministère de la Santé et le Ministère du Travail, la Haute Autorité́ de Santé, et il est auteur de plus de 60 articles scientifiques dans des revues internationales.
Conférence : Faut-il dormir la nuit et voir la lumière le jour ?
23 novembre 2019 14:45 - Amphi Louis Armand
Des rythmes de 24 heures sont observés chez la plupart des espèces, depuis les unicellulaires jusqu'à l’Homme. Le sommeil, les performances cognitives, les secrétions hormonales, la température corporelle, la division cellulaire et la réparation de l’ADN sont sous le contrôle d’une horloge biologique circadienne (qui gouverne des rythmes proches de 24h). L’étude de ces rythmes s’appelle la chronobiologie, et c’est elle que le Prix Nobel de Médecine et de Physiologie a récompensé en 2017 (ses 3 pionniers pour être précis). La lumière est le plus puissant synchroniseur de l’horloge biologique à la journée de 24 heures, et l’hygiène lumineuse est capitale. Dans des conditions lumineuses inadaptées, on observe un déficit de la synchronisation de l'horloge circadienne, qui se traduit généralement par l’altération de nombreuses fonctions (hormones, température centrale, système cardiovasculaire, système immunologique), la dégradation de processus neurocognitifs (performances cognitives, mémoire) et la perturbation du sommeil et de la vigilance. Le travail de nuit, et le retard de l’endormissement observé en particulier chez l’adolescent et le jeune adulte, sont les situations les plus fréquentes de désynchronisation circadienne. Elles peuvent affecter sévèrement la santé.
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#TIMEWORLD2019

Corentin Bordelot
Violoniste
Spectacle : TimeWorldNight

Après cinq saisons à l’Orchestre National de Lyon et une en tant qu’alto solo à l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège, Corentin est depuis janvier 2015 3e Alto solo à l’Orchestre National de France. Né en 1986, il commence l’alto à l’âge de 6 ans. En 2005, il obtient un premier prix d’alto à l’unanimité au Conservatoire à Rayonnement Régional de Boulogne-Billancourt, dans la classe de Michel Michalakakos et Simone Feyrabend. Il entre la même année au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris dans la classe de Pierre-Henri Xuereb, obtenant son Prix en mai 2009. Passionné par le métier d’orchestre depuis toujours, il prend part à l’Orchestre Français des Jeunes dès 2006. Son parcours orchestral l’a amené à jouer sous la baguette de chefs tels que Esa-Pekka Salonen, Bernard Haitink, Riccardo Muti,Daniele Gatti, Emmanuel Krivine, Leonard Slatkin, Tugan Sokhiev et Gianandrea Noseda. Musicien et chambriste, il a notamment collaboré avec Menahem Pressler, le Quatuor Zaïde, le Quatuor Voce, les Dissonances, le Balcon, l’Orchestre d’Auvergne ou le Philharmonia Orchestra. Corentin joue sur un alto de Pierre Caradot de 1999.
Spectacle : TimeWorldNight
23 novembre 2019 18:00 - Amphi Gaston Berger
Et si on prenait l’œuvre d’Arnold Schoenberg au mot ? « La nuit transfigurée » inspirée par le poème de Richard Dehmel ne serait-elle pas encore plus impressionnante si on n’avait que notre ouïe pour en recevoir la beauté ? Après la lecture du poème dans un noir complet le spectateur entendrait le chef-d’œuvre de Schoenberg dans sa version pour sextuor à cordes joué dans une obscurité quasi totale. Cette mise en espace permettrait à l’auditeur d’avoir une nouvelle perception de la pièce. Une création lumière évoquant la nuit habillerait la salle avec des couleurs sombres. Les musiciens présents ne seraient que voix et leur présence uniquement auditive. Une expérience jamais faite car elle nécessite l’exécution de l’œuvre par cœur, sans partition ni pupitre par les six musiciens. « La nuit transfigurée » est une œuvre qui a vu le jour au carrefour entre le romantisme germanique du 19ème siècle et le modernisme qu’ont établi Schoenberg et ses deux disciples, Berg et Webern. Interprété par Ana Millet, Juliette Salmona, Corentin Bordelot, David Haroutunian, Pauline Bartissol, Sarah Chanaf. Lecture par Simon Abkarian.
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Cyril Rigaud
Conseiller scientifique

Né en Provence, après une enfance et une adolescence les yeux levés vers le ciel, des études scientifiques et un brevet de pilote en poche dès 17 ans, Cyril Rigaud s'engage dans l'Armée de l'Air en juin 1995 en tant que pilote d’avion de transport. Initialement en charge de missions de soutien et d’entraînement des forces en métropole, outre-mer et à l’étranger, il devient instructeur de 2006 à 2008. Il rejoint ensuite l'escadron de transport des hautes personnalités de l'Etat pour des missions de transport gouvernemental et pour des évacuations sanitaires, jusqu'en 2013. Parallèlement, à partir de 2010, il assure les déplacements des plus hautes personnalités de l'état. Depuis début 2016, il est copilote bombardier d'eau sur Canadair CL 415 au sein de la Sécurité Civile.
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Daniel Kunth
Astronome
Conférence : Peut-on vivre sans calendrier ?

Daniel Kunth est Directeur de recherche émérite au CNRS. Il a effectué la plus grande partie de sa carrière à l’Institut d‘Astrophysique de Paris non sans avoir séjourné de nombreuses années à l‘ESO (European Southern Observatory) au Chili, en Suisse, et à CALTECH (Californie). Il a effectué de nombreuses missions auprès des plus grands télescopes et depuis 1991 a largement utilisé les instruments du télescope spatial Hubble. Son intérêt s’est porté sur l’étude de l’évolution et de la formation des galaxies. Il a proposé une approche originale permettant d’observer le rayonnement de l’hydrogène émis dans l’ultraviolet. Cette émission permet de sonder l’Univers proche et lointain. En 1991, convaincu que l’accumulation des connaissances sans partage reste une activité vaine, il s‘est investi dans la diffusion des connaissances et a été initiateur de la Nuit des étoiles. Son approche transversale, met en oeuvre des techniques et des disciplines variées : conférences, débats, participation à des rencontres art-science ou science-société, écriture de chroniques, livres, conception d’expositions, collaboration à des films...
Conférence : Peut-on vivre sans calendrier ?
23 novembre 2019 10:45 - Amphi Louis Armand
En 1582 un changement de calendrier bouleversa les habitudes. Celui de Jules César, en vigueur depuis quinze siècles ne convenait plus. On observait un écart de 10 jours avec la date attendue du printemps et la situation ne pouvait qu’empirer. Le Pape Grégoire XII décida alors de supprimer 10 jours du mois d’octobre 1582 ! Qu’en est-il aujourd’hui ? A l’heure des GPS controlés par un faisceau de satellite, nos montres oublient que la Terre ne tourne pas rond et notre calendrier semble figé dans le marbre. Il règle sans faille nos faits et gestes, codifie le passé, et préfigure notre avenir. Pourtant le passage de l’an 2000 fut une source de crainte, due aux dysfonctionnements possibles de nos ordinateurs et marquait la fin d’un millénaire. Nous ne savons plus lire l’heure au soleil, et vivons dans une nouvelle dépendance. Certains souhaitent plus de lenteur et d’imprécision. Sommes-nous synchronisés avec notre calendrier, peut-on vivre sans ?
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David Haroutunian
Violoniste

Né à Erevan en Arménie, David Haroutunian débute le violon à l’âge de six ans dans la classe de Petros Haykazyan. En 1995, il entre au CNSM de Paris où il obtient le premier prix de violon en 1998. L’année suivante, il entre dans la classe de Jean-Jacques Kantorow. En 1997, il rencontre Boris Belkin, dont le rôle sera déterminant dans son évolution. Durant ses études, David Haroutunian a pu bénéficier des conseils de musiciens tels Olivier Charlier, Zachar Bron, Christian Ivaldi et bien d’autres. Il s’est produit en tant que soliste avec différents orchestres, en récital et en musique de chambre avec comme partenaire Paul Badura-Skoda, François-Frédéric Guy, Itamar Golan, Sonia Wieder-Atherton, Vahan Mardirossian, Henri Demarquette, Laurent Wagschal, Jean-Jacques Kantorow, Gérard Poulet. Très attiré par l’Argentine et sa musique, il rejoint Tango Carbón en 2014. A propos de David Haroutunian, Ivry Gitlis a dit : « Le talent et les capacités violonistiques et musicales de ce jeune musicien vont de pair avec une volonté et un désir d’aller jusqu’au bout de ses interprétations ». David Haroutunian joue sur un violon de Lorenzo Carcassi fait à Florence en 1753.
Tangomotán aime improviser et ne se lasse jamais de réinterpréter, de travailler, d’évoluer, de s’affranchir pour mieux redécouvrir ce tango qu’ils rendent palpable, charnel, visuel. Les murs se couvrent d’images, la voix se joint à l’instrument, et la scène devient théâtre. Le temps d’un concert les minutes sont suspendues ; passé, présent et futur se rencontrent et se répondent. Tout a changé. Rien n’a changé.
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Emma Humphris
Etudiante
Table ronde des étudiants : Le fait d'aller plus vite nous fait-il gagner du temps ?

Etudiante en doctorat à l’université de Stanford, Emma Humphris a effectué un master en criminologie à l’université d’Oxford ainsi qu’un double cursus à Sciences-Po Paris et à la Sorbonne en philosophie. Ses recherches actuelles portent sur la capacité des nouvelles technologies, en particulier de la réalité virtuelle, à transformer les rapports de genre dans la police et les entreprises. Elle adopte le prisme des « performance studies » pour examiner l’impact des nouvelles technologies sur les interactions humaines. En parallèle, Emma Humphris est engagée auprès de l’association Equal Playing Field qui dénonce et travaille à réduire les inégalités dans le sport.
Table ronde des étudiants : Le fait d'aller plus vite nous fait-il gagner du temps ?
23 novembre 2019 14:45 - Amphi Gaston Berger
Notre vie quotidienne semble s’articuler autour d’omniprésentes accélérations. Transports automatisés, correcteurs automatiques, moteurs de recherches, notifications… Nous sommes habitués à connaître le résultat d’une élection cruciale en temps réel ou à nous connecter pour ne pas manquer en direct le prochain but d’un match à suspense. L’accès à l’information est si rapide que la distance qui nous éloigne des événements au présent paraît s’estomper, et que la durée qui nous sépare des événements dans un futur proche semble se contracter. Le numérique se propose même d’accélérer notre vie privée en organisant des rencontres sentimentales en un clic ! Mais le fait d’aller plus vite nous fait-il réellement gagner du temps ? Voilà la question que six étudiants prendront le temps de discuter lors de cette table ronde. Leur objectif sera de mettre en évidence le rapport qu’entretiennent les « millenials » avec notre société actuelle et le rythme qu’elle s’impose.
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Estelle Honnorat
Journaliste d'investigation

Estelle a un sens aigu de l'observation, un goût prononcé pour la culture et une insatiable curiosité. Violoniste, joueuse d'échecs et à l'aise dans la pratique du karaté, elle a choisi de devenir journaliste d'investigation. Après avoir suivi les classes préparatoires aux grandes écoles (économiques et commerciales), elle intègre l'Ecole Supérieure de Journalisme de Paris et se spécialise en radio. Elle obtient ensuite un Master 2 de la City, University of London. Sa passion : questionner le monde, permettre et faciliter son expression.
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Etienne Klein
Physicien et philosophe
Conférence : Que nous révèle la polysémie du temps ?

Ancien élève de l’École Centrale de Paris et docteur en philosophie des sciences, Etienne Klein dirige au CEA le laboratoire de recherche sur les sciences de la matière. Il est professeur à l'ECP et anime l'émission La Conversation scientifique sur France Culture. Dès 1994, il publie Conversations avec le Sphinx, les paradoxes en physique, son premier ouvrage. De nombreuses publications suivent dont : Il était sept fois la révolution, Albert Einstein et les autres en 2005, Le facteur temps ne sonne jamais deux fois en 2007, Discours sur l’origine de l’univers, en 2010, Anagrammes renversantes, ou le sens caché du monde, en 2011, D'où viennent les idées (scientifiques) ? et En cherchant Majorana, le physicien absolu, en 2013, Le Monde selon Étienne Klein en 2014... Il a participé à Objectif Mont-Blanc, sur les traces d'un géant, émission produite par Arte 2015. Alpiniste et adepte des sports d'endurance, il prend le départ, depuis plusieurs années, des courses de l'Ultra-Trail du Mont-Blanc. Etienne Klein est nommé Chevalier de la Légion d’honneur en 2010 puis officier dans l'ordre national du Mérite et Commandeur des Palmes académiques en 2014.
Conférence : Que nous révèle la polysémie du temps ?
21 novembre 2019 10:00 - Amphi Gaston Berger
Nous pensons au temps mais ne savons pourtant pas vraiment de quoi il s'agit : est-ce une substance ? Un fluide ? Une illusion ? Ou encore une construction sociale ? Certaines citations employées couramment suggèrent qu'il s'agit d'une entité physique, d'autres affirment l'opposé. Par exemple, le temps peut être décrit comme un fragment de notre imagination ou bien alors comme partie d'un processus naturel. Donc, fondamentalement, à quoi ressemble le temps ? Est-il tel que notre langage nous le suggère ? Est-il le produit de notre perception ou de notre expérience ? Est-il fidèle à la représentation qu'en font les physiciens ? Ou bien est-il celui décrit par les philosophes ?
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Eymard Houdeville
Ingenieur
Table ronde des étudiants : Le fait d'aller plus vite nous fait-il gagner du temps ?

Eymard Houdeville est ingénieur centralien en machine learning et titulaire d’un master de philosophie contemporaine co-habilité par l’École normale supérieure et l’EHESS. Aujourd’hui en stage de recherche chez Idemia, son travail porte sur l’étude de nouvelles architectures de réseaux de neurones en vision par ordinateur. En philosophie, Eymard s’intéresse à la philosophie des sciences et à l’épistémologie de l’analyse de données : quelle est la place du principe de simplicité dans des expériences qui brassent des giga-octets de données ? Son mémoire de fin d’études porte sur la production d’ignorance et la crise de non-reproductibilité en sciences contemporaines : comment expliquer l’invasion de corrélations absurdes et de résultats fallacieux en sciences contemporaines ? Soucieux des conséquences sociales et politiques de ces nouvelles façons de connaître et donc d’agir, Eymard a participé à plusieurs projets de vulgarisation scientifique et a notamment entrepris un tour d’Europe des hackerspaces en 2016. Eymard est également diplômé d’une licence de mathématiques de la Sorbonne et de Sciences Po Paris.
Table ronde des étudiants : Le fait d'aller plus vite nous fait-il gagner du temps ?
Amphi Gaston Berger
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Frances Westall
Géochimiste
Conférence : Quelle est l'origine de la vie ?

Frances Westall est née à Johannesburg. Après une enfance passée au Royaume Uni, elle étudie la géologie à l’Université d’Edimbourg en Ecosse ainsi qu’à Cape Town. Elle a été successivement post-doctorante en géologie marine à l’Institut Alfred Wegener à Bremerhaven, puis chercheuse en géobiologie à l’Université de Nantes et de Bologne en Italie, chercheuse au JPL (NASA) et au Lunar and Planetany Institute à Houston. En 2002, elle devient responsable du groupe d’Exobiologie du CNRS à Orléans. Elle est à la tête de la Société Française d’Exobiologie de 2006 à 2008 et est actuellement Présidente de l’EANA (European Astrobiology Network Association). Spécialiste des traces anciennes de vie sur Terre, elle est très impliquée dans les missions pour Mars (Mars Science Laboratory avec le robot Curiosity ; ExoMars 2018 ; Mars 2020). Elle est actuellement directrice de recherche au CNRS du Centre de biophysique moléculaire d’Orléans.
Conférence : Quelle est l'origine de la vie ?
21 novembre 2019 10:00 - Amphi Louis Armand
Comment est la vie apparue – sur Terre ou ailleurs ? Est-ce que la vie sur Terre est arrivée d’une autre planète par la Panspermie ? Est-ce qu’il a une vie ailleurs dans l’Univers ? Même si la vie terrestre est à l’origine un phénomène extraterrestre, ce que les scientifiques travaillant dans le domaine ne croient pas, elle est apparue de quelque part et dans quelque manière. Mais comment ? La plupart des hypothèses sur l’origine de la vie prônent des processus conduisant la chimie prébiotique naturellement à la biologie. Si c’est le cas, et plusieurs laboratoires travail à l’arrache-pied pour produire des proto-cellules, il se peut que la vie (basée sur de l’eau and des molécules carbonées) soit vraiment très répandue dans l’Univers, au moins sur des planètes rocheuses, qui ne sont rares. Mais quel genre de vie ? Une vie intelligente ou technologiquement habile comme Homo sapiens sapiens ou une vie plus simple comme des bactéries ? L’origine de la vie, sa distribution dans l’Univers et son destin sont parmi les questions fondamentales pour nous et les réponses présentent des grands challenges pour la science.
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Gautier Depambour
Etudiant

Ancien élève de l’Ecole CentraleSupélec, Gautier Depambour est actuellement étudiant en Master 2 d’Histoire et Philosophie des Sciences à Paris VII. Lors d’une année de césure, il a eu l’opportunité de travailler cinq mois au CERN pour le groupe de communication du détecteur ATLAS ; en parallèle, il a réalisé un projet de Machine learning appliqué à la physique des particules. Il a également passé six mois au sein du groupe d’électrodynamique quantique en cavité du Laboratoire Kastler-Brossel, au Collège de France, dans le cadre de son Master 2 de nanophysique. Enfin, soucieux de faire connaître la science au plus grand nombre, il est impliqué dans différents projets de vulgarisation scientifique : il a notamment réalisé le site du philosophe des sciences Etienne Klein, et a écrit un livre pour raconter son expérience au CERN, intitulé Une journée au CERN.
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Gennady Padalka
Astronaute
Table ronde des astronautes : L'astronaute peut-il défier le temps ?

Gennady Padalka est sélectionné comme cosmonaute en 1989. Il est formé au centre Youri Gagarine de juin 1989 à janvier 1991 et obtient la qualification de cosmonaute d'essais. Il entreprend ensuite un master dans le domaine de la surveillance écologique au centre de formation international de l'UNESCO de Moscou. Après une carrière de pilote militaire, Gennady Padalka est sélectionné comme cosmonaute en 1989. Il effectue un premier séjour de longue durée dans l'espace à bord de la station spatiale Mir en 1998-1999 puis fait partie de l'équipage de la Station spatiale internationale à quatre reprises entre 2002 et 2015, en tant que commandant. Il est l'homme ayant vécu le plus longtemps dans l'espace avec une durée de séjour cumulée de 879 jours en 5 vols. Gennady Padalka a reçu de nombreuses décorations de son pays, dont la plus prestigieuse est l'étoile de héros de la Fédération de Russie.
Table ronde des astronautes : L'astronaute peut-il défier le temps ?
21 novembre 2019 10:45 - Amphi Gaston Berger
Le compte à rebours démarre très tôt. Au début des sélections pour devenir astronaute, plus tôt même, dès lors que l’idée d’un possible voyage hors de l’atmosphère traverse l’esprit du candidat. Tout s’enchaîne alors, étape par étape, succès après succès, jusqu’à l’ultime consécration où le prétendant fait partie de l’équipe, celle qui rassemble des êtres humains hors du commun, prêts à suivre l’entraînement pour une mission spatiale. De nombreux mois de préparation intensive, au programme minutieusement concocté, séparent encore le futur héros du départ. Il doit chaque jour tenir la cadence et même progresser. A sa mise en quarantaine, plus que quelques heures le séparent du décollage. Sur la rampe de lancement, recroquevillé dans son siège, il sera propulsé dans l’espace dans le délai imposé par la procédure de mise à feu. En moins de neuf minutes, il se déplacera à la vitesse orbitale de 28 000 km/h et effectuera 16 fois le tour du monde chaque jour qui passe. Sa véritable mission vient juste de démarrer. Qu’il s’agisse de veiller au bon fonctionnement des instruments, de les réparer, de mener à bien des expériences scientifiques, de communiquer avec le sol, d’échanger avec ses coéquipiers, de se déplacer, de faire du sport, de dormir, de se nourrir, l’homme dans l’espace évolue à un certain rythme, le sien et celui qui lui est imposé. Même s’il est très occupé, son retour sur Terre, près de ceux qu’il aime peut parfois lui sembler lointain. A chacune de ces étapes, auxquelles l’on pourrait ajouter une sortie extravéhiculaire ou le trajet du retour, l’astronaute peut-il défier le temps ?
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Georges Lewi
Spécialiste des marques
Conférence : Les marques peuvent-elles rajeunir ?

De double formation, lettres classiques et marketing, Georges Lewi s’intéresse très vite à la vie des marques et commence ses premiers travaux de recherche sur le cycle de vie des marques avec son premier ouvrage « Sale temps pour les marques ». Il analyse un phénomène paradoxal : certaines marques jeunes vieillissent prématurément et des marques centenaires se portent très bien. Auteur désormais d’une quinzaine de livres, il est considéré comme un des meilleurs spécialistes européens du branding. Il a enseigné à HEC Paris, au CELSA (Paris4Sorbonne), dispense ses connaissances en conférences et en consulting auprès des grandes entreprises où il a traité environ 500 cas. Ses travaux sur le storytelling lui ont valu de nombreuses distinctions.
Conférence : Les marques peuvent-elles rajeunir ?
22 novembre 2019 15:30 - Amphi Louis Armand
Le marketing a habitué entreprises et consommateurs à la gestion du cycle de vie des produits. Une entreprise lance un produit, elle l’exploite le plus longtemps possible puis, devant son obsolescence annoncée (quand elle ne la provoque pas), le laisse tomber et en lance un nouveau. Or les marques sont faites pour durer. Comme si elles échappaient au temps humain. Le cycle de vie des marques se déroule inexorablement en 3 temps et une cure de jouvence. Le premier, le temps de l’héroïsme, celui des jeunes marques dont certaines vont vieillir prématurément, puis le temps de la sagesse, celui de la seconde génération où chaque marque va devoir comprendre quelle place elle occupe sur son marché. Enfin vient le temps du mythe où, la marque, ayant trouvé sa place sur un marché va devoir prouver sa légitimité dans la société. Ensuite viendra, on non, le temps du rajeunissement. Car la marque va devoir séduire les nouvelles générations…Pour y parvenir, elle ne pourra ni se renier, ni se figer. Le mythe de la marque comme tout mythe devra se réinventer tout en conservant sa puissance originelle. Ce phénomène étrange nous en apprend sans doute autant sur la condition humaine que sur les règles du marketing…
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Gilles Dawidowicz
Géographe

Gilles Dawidowicz est géographe de formation, spécialisé dans l'étude des surfaces planétaires. Il milite depuis les années 90 pour une exploration robotique du système solaire et fait la promotion de l'exploration de Mars. Ancien membre de la Mars Society et son chapitre français l'Association Planète Mars, il a été 5 ans président de l'Observatoire de Triel et préside depuis de nombreuses années la Commission de planétologie de la Société astronomique de France, dont il est le Secrétaire Général depuis juin 2018. Gilles est également co-auteur d'ouvrages de vulgarisation sur Mars, Saturne et les Aurores polaires. Il anime régulièrement de grandes séances publiques à la Cité des Sciences et de l'Industrie à la faveur de l'actualité spatiale internationale.
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Hartmut Rosa
Professeur de sociologie
Conférence : Résonance et alienation. Deux modes d'expérience du temps ?

Hartmut Rosa est professeur de sociologie et de théorie sociale à la Friedrich-Schiller-University à Iéna, en Allemagne, et directeur du Max-Weber-Kolleg à l'Université d'Erfurt. Il est également professeur associé au département de sociologie de la New School for Social Research de New York. En 1997, il a obtenu son doctorat en sciences politiques à l’Université Humboldt de Berlin. Il a ensuite occupé plusieurs postes de professeur dans les universités de Mannheim, Jena, Augsburg et Essen, et a été vice-président et secrétaire général du Comité de recherche 35 (COCTA) de l’ISA et l’un des directeurs de la Conférence internationale annuelle sur la philosophie, la recherche et les sciences sociales à Prague. En 2016, il était professeur invité à la FMSH / EHESS à Paris. Il est rédacteur en chef de la revue internationale Time and Society. Ses publications portent sur l'accélération sociale, la résonance et les structures temporelles de la modernité, ainsi que sur la théorie politique du communautarisme.
Conférence : Résonance et alienation. Deux modes d'expérience du temps ?
22 novembre 2019 16:45 - Amphi Gaston Berger
Les sociétés modernes sont caractérisées par le fait qu’elles ne peuvent fonctionner que dans un mode de stabilisation dynamique, c’est-à-dire qu’elles sont obligées de croître en permanence, d’accélérer et d’innover pour maintenir leur structure et leur statu quo institutionnel. Ce mode de stabilisation est lié à une façon particulière d'utiliser et d'expérimenter le temps: le temps devient le bien le plus rare de tous. Cependant, cette forme de conceptualisation et d'utilisation du temps engendre le risque d'une forme d'aliénation profonde : les acteurs sociaux n'ont pas la capacité de véritablement " s'emparer " du temps et de relier utilement leur vie au passé et à l'avenir. En bref, à l’ère de l’accélération, il devient de plus en plus difficile de relier le temps de notre vie quotidienne à celui de notre vie biographique et au temps de l’époque historique dans laquelle nous vivons. En revanche, si nous opérons dans un mode de résonance, qui est devenu aussi une aspiration moderne centrale, l’expérience du temps change fondamentalement de caractère: la résonance est un mode de relation au monde des choses, des personnes, du moi et de la vie en tant que totalité dans laquelle une appropriation transformatrice du temps est possible. Son trait caractéristique est un « lien » vivant entre le passé, le présent et le futur, une ouverture de l’horizon temporel et une immersion dans le temps qui contraste fortement avec la position mercantile. Il est donc permis de se demander si l’aliénation et la résonnance ne sont pas devenues deux modes alternatifs de lien existentiel avec le temps et de perception du temps ?
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Hervé Cottin
Astrochimiste
Conférence : Le temps des comètes est-il arrivé ?

Hervé Cottin est professeur des universités à l'Université Paris Est Créteil où il enseigne la chimie et l'astronomie. Il effectue des recherches au Laboratoire Interuniversitaire des Systèmes Atmosphériques (LISA). Hervé Cottin est président de la Société française d’Exobiologie, membre du groupe de travail Système Solaire du CNES et responsable du Campus Spatial de l’UPEC. Ses travaux de recherche sont principalement consacrés à l’étude de l’origine et de l’évolution de la matière organique cométaire. Il cherche à comprendre dans quelle mesure les comètes auraient pu contribuer à l'apparition de la vie sur Terre et en quoi leur composition peut nous renseigner sur la naissance du système solaire. Ses travaux s'appuient sur des expériences en laboratoire et des mesures in situ avec la mission spatiale Rosetta. Ils sont complétés par des études en orbite terrestre à l’extérieur de la Station Spatiale Internationale. Récemment, Hervé Cottin a contribué à la détection de la glycine (le plus simple des acides aminés) et de macromolécules organiques dans la comète 67P/Tchouryomov-Gerasimenko. Il fait aussi partie de l’équipe scientifique de l’instrument MOMA dont l’objectif sera la recherche de la matière organique à la surface de Mars grâce au rover Rosalind Franklin de la mission européenne Exomars.
Conférence : Le temps des comètes est-il arrivé ?
22 novembre 2019 14:00 - Amphi Louis Armand
De la matière primitive dans un congélateur où le temps se serait figé : c’est ainsi que l’on pourrait considérer les comètes, ces objets qui comptent parmi les corps les plus mystérieux du système solaire. En raison de leur petite taille, les comètes n’ont probablement pas été transformées sous l’action de leur propre gravité. Conservées aux confins du système solaire, dans les régions les plus froides et les plus reculées, elles ont été préservées du rayonnement solaire. Les comètes pourraient contenir en leur sein de la matière qui n’aurait pas évolué depuis leur formation et être le reflet des conditions qui régnaient au moment de la formation de notre système. On appelle souvent les comètes « les archives du ciel ». Que nous apprennent-elles ?
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Hervé Fischer
Artiste et sociologue
Conférence : Posthumanisme ou Hyperhumanisme?

Artiste-philosophe multimédia, Hervé Fischer a initié l’art sociologique et pratique aujourd’hui le tweet art et la tweet philosophie. Son travail a été présenté dans de nombreux musées internationaux et biennales. Le Centre Georges Pompidou lui a consacré une rétrospective, Hervé Fischer et l’art sociologique, en 2017. Pionnier du numérique au Québec, il a fondé en 1985 la Cité des arts et des nouvelles technologies de Montréal, le premier Café électronique au Canada, le Marché international du multimédia, la Fédération internationale des associations de multimédia, le festival Téléscience, Science pour tous. Ses recherches portent sur l’art, la sociologie des couleurs, le numérique, les imaginaires sociaux, l’hyperhumanisme. Il a conçu le Medialab québécois Hexagram. Il a publié entre autres L’Histoire de l’art est terminée (1981), Le choc du numérique (2002), CyberProméthée, l’instinct de puissance (2003), La planète hyper, de la pensée linéaire à la pensée en arabesque (2004), La société sur le divan (2007), L’Avenir de l’art (2010), La divergence du futur (2014), Market Art (2016). Il a fondé la Société internationale de mythanalyse.
Conférence : Posthumanisme ou Hyperhumanisme?
22 novembre 2019 14:45 - Amphi Gaston Berger
La mythanalyse postule que tout ce qui est réel est fabulatoire, tout ce qui est fabulatoire est réel, mais il faut savoir choisir ses fabulations et éviter les hallucinations. Jadis le temps collait à l’existence comme le réel colle aux yeux et créait la sensation ordinaire de la vie. Mais aujourd’hui son accélération le détache du quotidien. Il efface le présent comme des fichiers numériques, il nous projette dans le futur fabulatoire. Désormais au cœur de l’aventure humaine. Les passéistes attendent avec fatalisme l’apocalypse, tandis que les prophètes intégristes du numérique qui dénoncent l’obsolescence de l’homme de carbone, annoncent notre mutation dans le silicium du trans- et du posthumanisme. Ces promesses cyber-prométhéennes de puissance ont remplacé les utopies politiques du XIXe siècle. Niant notre instinct de vie et la fragilité de la nature, qui est aussi la nôtre, elles ne feront pas mieux. Nous leur opposons un technohumanisme numérique alternatif : l’hyperhumanisme. Hyper pour plus d’humanisme et pour la multiplication des hyperliens numériques en temps réel qui créent notre conscience augmentée, et l’éthique planétaire : un progrès humain beaucoup plus incertain que le progrès technologique, mais beaucoup plus déterminant pour notre avenir.
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Hidehiro Tachibana
Professeur
Conférence : Comment les Japonais perçoivent-ils le temps?

Hidehiro Tachibana travaille principalement sur les littératures francophones, et en particulier, les littératures antillaises et québécoise. Il s’intéresse aux intellectuels francophones et asiatiques qui se sentent déchirés entre leur culture d’origine et leur connaissance de l’Occident. Auteur ou co-auteur notamment de Québec si lointain, si proche (2013), Les Intellectuels au XXIe siècle (2009) Hidehiro Tachibana s’est consacré à plusieurs traductions : Pierre Bourdieu, Dany Laferrière, Aimé Césaire, Édouard Glissant, Julio Cortazar et de nombreux poètes québécois. Il est professeur de l’Université Waseda à Tokyo et président de l’Association japonaise des études québécoises.
Conférence : Comment les Japonais perçoivent-ils le temps?
21 novembre 2019 11:30 - Amphi Louis Armand
Au Japon, la perception quotidienne du temps qui passe est souvent liée par métaphore ou métonymie à l’observation du temps qu’il fait, comme en témoigne aussi la poésie traditionnelle. Cette sensibilité japonaise particulière au temps cyclique, rythmé par les éléments saisonniers, remonte à ce monde mythique et shintoïste décrit dans le Kojiki (Chronique des faits anciens). Les Japonais ont toutefois aussi une autre perception de temps, celle de la durée ou de la précarité, introduite par le bouddhisme. Il s’agit d’une philosophie de temps s’opposant à l’Histoire occidentale hégélienne. Cette conception bouddhique évoque dans des oeuvres littéraires un temps épique qui nous fait prendre conscience que que tout est éphémère sur la terre. On se demande alors pourquoi les Japonais ont réussi à construire une société dite « moderne » en dépit de ces perceptions traditionnelles du temps qui semblent peu propices aux temps modernes. Et puis on se demandera comment s’articule aujourd’hui le temps numérique pour la jeunesse. Ces questions nous amèneront à questionner l’importance de temps shintoïste latent dans la vie contemporaine au Japon.
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Hubert Reeves
Astrophysicien
Conférence : Sait-on depuis quand existe le temps ?

Hubert Reeves est astrophysicien. Il obtient un B.S. à l'Université de Montréal en 1953, un MSc à McGill University en 1955, un PhD à Cornell University en 1960. Il est conseiller scientifique à la NASA Institute for Space Studies à New York de 1960 à1964. En 1965, il est nommé Directeur de Recherches au Centre National de la Recherche Scientifique à Paris. Ses sujets de recherches au Service d’Astrophysique de Saclay concernent l'origine des éléments chimiques, l'origine du système solaire, l'origine de l’univers, l'astrophysique nucléaire et la cosmologie. Il est également professeur associé au Département de Physique de l’Université de Montréal. Il est président d'honneur de l’association Humanité et Biodiversité. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont Poussières d'étoiles.
Conférence : Sait-on depuis quand existe le temps ?
23 novembre 2019 16:15 - Amphi Gaston Berger
Dans la plupart des traditions anciennes, il y a l'idée que l'Univers n'a pas toujours existé. Il y aurait eu à un moment un acte de création qui a été le début de l'histoire de l'Univers. Ainsi, dans la genèse biblique, Dieu créa le ciel et la Terre, tandis que chez les indiens de l'Ouest canadien, ce rôle est dévolu à un mythique corbeau. Cette vision du monde impose une analyse de la notion de temps si l'on veut la confronter à nos connaissances scientifiques contemporaines. La première question que l'on se pose est la suivante : quelle preuve avons-nous qu'il y a une période de temps pendant laquelle il n'y avait pas d'Univers et dont l'acte créateur représenterait la fin ? Autrement dit, est-ce qu'il y a toujours eu du temps ? Ou encore : depuis combien de temps y a-t-il du temps ?
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Hélène Crochemore
Directrice artistique

Après deux ans en école d’architecture à Rouen et quelques centaines d’heures passées à l’atelier Denis Godefroy, Hélène s'est formée à l’école des Arts décoratifs de Paris pendant quatre ans. Touche à tout, elle travaille essentiellement pour l’édition (romans, essais, scolaire), passe de la peinture abstraite au collage, des carnets de voyage au Street Art, du photomontage à l’image numérique. Elle aime la diversité, le choix. Hélène apprécie tout autant de chercher de nouvelles idées que de mettre sur papier celles qui émergent, grâce à un large éventail de techniques.
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Jacques Arnould
Expert éthique
Conférence : Perdons-nous notre temps ?

Né en 1961, ingénieur agronome, docteur en histoire des sciences et docteur en théologie, je m’intéresse aux relations entre sciences, cultures et religions, avec un intérêt particulier pour deux thèmes : celui du vivant et de son évolution, celui de l’espace et de sa conquête. Au domaine du vivant, j’ai consacré plusieurs ouvrages et articles d’histoire ou de théologie. À la suite de la poussée de fièvre créationniste en France, à partir de janvier 2007, j’ai été sollicité par différents milieux, scientifiques, pédagogiques ou religieux, pour informer les publics de l’existence des courants créationnistes, de leur histoire, des questions qu’ils posent à nos sociétés. L’année 2009, consacrée à Darwin, a montré comment les idées de ce savant et de ses successeurs continuent à interroger nos contemporains et les invitent à des interrogations plus philosophiques. Dans le domaine spatial, je suis expert éthique au Centre National d’Études Spatiales. Un poste encore un peu unique dans le monde de l’astronautique et qui, pourtant, rejoint une vraie attente de la part du public, mais aussi des acteurs et des dirigeants. Leurs motivations ne peuvent en effet plus être les mêmes qu’il y a quarante ou cinquante ans.
Conférence : Perdons-nous notre temps ?
21 novembre 2019 14:00 - Amphi Gaston Berger
La réalité telle que nous la découvrons et la construisons à l’aide de nos connaissances et de nos techniques offre de nouveaux et vertigineux horizons à nos ambitions, à nos rêves, à nos espoirs. De la cosmologie au transhumanisme, en passant par les nouvelles technologies, le temps et l’espace, la matière et la vie paraissent offrir à notre espèce humaine de nouvelles et parfois exorbitantes conditions. Faut-il y voir les conditions, les solutions pour notre salut, notre survie ? Ou bien le risque ultime de notre disparition ? Faut-il attendre, subir, provoquer les « derniers temps » ou rester attentif au « temps opportun » ?
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Jean Viard
Sociologue et écrivain
Conférence : Peut-on penser le temps ?

Jean Viard est sociologue, directeur de recherches associé CNRS au CEVIPOF, centre de recherches politiques de Sciences Po. Titulaire d’un diplôme d’études supérieures en économie (Aix-en-Provence) et d’un doctorat en sociologie de l’Ecole des hautes études en sciences sociales, ses domaines de spécialisation sont les temps sociaux (vacances, 35 heures), mais aussi l’espace (aménagement, questions agricoles) et la politique. Conférencier, il intervient régulièrement dans la presse et a également des activités de conseil aux entreprises et aux collectivités territoriales. Après avoir été chroniqueur au JDD, au magazine Polka et l’un des descripteurs 2012 du Nouvel Obs-leplus, il intervient régulièrement dans 28 minutes sur Arte et dans le journal Le un Auteur de nombreux ouvrages il a récemment publié Quand la Méditerranée nous submerge, l’Aube 2017 et Chronique française. De Mitterrand à Macron, l’Aube 2018. Son dernier ouvrage Une société si vivante vient de paraître également à l’Aube.
Conférence : Peut-on penser le temps ?
21 novembre 2019 12:15 - Amphi Louis Armand
Nous sommes entrés dans une société d’hyper consommation du temps : l’offre de chose à faire augmente plus vite que celle du temps disponible qui est pourtant, elle aussi, déjà en augmentation rapide. On peut allumer trente-six télés, lire quantité de livres, prendre l’avion pour voyager partout, la pression d’internet est constante…. Mais la réalité est qu’on n’a jamais eu autant de temps, et de très loin. Si je donne le temps en masse, l’espérance de vie moyenne en Europe est aujourd’hui de 700 000 heures, contre 500 000 heures avant 1914, et 300 000 heures estimées à l’époque du christ. On a gagné plus de dix ans d’espérance de vie depuis 1945, on en avait déjà gagné dix depuis le début du 20ème siècle. Nous, on vit donc 700 000 h, on dort un peu plus de 200 000 h, on travaille environ 70 000 h, et on fait environ 30 000 heures d’études. Résultat : après le sommeil, les études et le travail, il reste 400 000 h pour faire autre chose. Là est la base de notre monde, une civilisation du temps long et du travail court. La société numérique relie les individus autonomisés et les reprend dans ses rets en les bombardant de messages, en recréant un sentiment d’urgence. On se croit sommés de répondre. C’est là qu’il faut savoir reprendre le pouvoir.
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Jean-Christophe Baillie
Président de Novaquark
Conférence : Les mondes virtuels changent-ils la nature du temps?

Jean-Christophe Baillie est un scientifique et entrepreneur français. Il est diplômé de l’École Polytechnique de Paris où il a étudié l'informatique et la physique théorique. Il a obtenu un master puis un doctorat d'Intelligence Artificielle et robotique à l'Université Paris 6. Il a fondé différentes entités, la première est une unité au sein de l'ENSTA ParisTech : le Cognitive Robotics Lab, la seconde fondée en mai 2006 est la société Gostai, développeur d'outils logiciels pour la robotique, et la troisième fondée en janvier 2014 est la société Novaquark, développeur de jeu vidéo, notamment Dual Universe.
Conférence : Les mondes virtuels changent-ils la nature du temps?
22 novembre 2018 10:45 - Amphi Gaston Berger
Les mondes virtuels ont la capacité de nous immerger dans des réalités et des modalités spatio-temporelles alternatives. Quelles sont les implications philosophiques de cette immersion ? Plusieurs exemples et en particulier celui de Dual Universe viendront appuyer cette réflexion. Dual Universe est un ambitieux métavers, se déroulant dans un vaste monde virtuel constitué de plusieurs planètes où les participants sont libres de reconstruire des civilisations entières.
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Jean-Claude Carrière
Ecrivain et scénariste
Conférence : Le Cinéma a-t-il le temps ?

Après une formation en littérature et en histoire au sein de l'Ecole Normale Supérieure, Jean-Claude Carrière décide de se consacrer au dessin et à l'écriture. Il publie en 1957 son premier roman, Le Lézard. Sa rencontre avec le réalisateur et comédien Pierre Etaix sera déterminante. Outre plusieurs courts métrages, comme Rupture (1961) ou Heureux Anniversaire (1962), le duo écrit deux films : Le Soupirant et Yoyo qui attirent rapidement l'attention de la critique. Décidant de poursuivre sa carrière en tant que scénariste, Jean-Claude Carrière devient très présent aux côtés de Louis Malle (Viva Maria !, Le Voleur) et de Milos Forman (Valmont). Il est aussi durant dix-neuf ans le complice de Luis Buñuel (Le Journal d'une femme de chambre), une collaboration qui durera jusqu'à la mort de ce-dernier. C'est vers le milieu des années 60 et avec le retour de Buñuel en Europe que Jean-Claude Carrière commence à travailler à ses côtés. La naissance d'une amitié liant les deux cinéastes va permettre à des classiques du cinéma franco-italien d'exister, comme La Voie lactée (1969) ou encore Belle de jour (1966).
Conférence : Le Cinéma a-t-il le temps ?
23 novembre 2019 12:15 - Amphi Gaston Berger
Le Cinéma, depuis ses origines, joue avec le temps. Il déroule en effet une temporalité propre qu’il manipule à merveille, usant de toutes les ruses techniques de la succession image par image : en accélérée ou ralentie, voire figée, elle est toujours pourvoyeuse d’effets passionnants. De multiples exemples illustreront ainsi la puissance de cet Art, qui tantôt accompagne le temps, tantôt le trahit !
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Jean-François Clervoy
Astronaute
Table ronde des astronautes : L'astronaute peut-il défier le temps ?

Astronaute français actif successivement du CNES (agence spatiale française) de la NASA et de l’ESA (Agence Spatiale Européenne) pendant 33 ans, Jean-François Clervoy est ingénieur général de l’armement en réserve, diplômé de l’École Polytechnique, de l’École Nationale Supérieure de l’Aéronautique et de l’Espace et de l’École du Personnel Navigant d’Essais et de Réception. Il effectue trois missions à bord de la navette spatiale américaine, en 1994 pour étudier l’atmosphère, en 1997 pour ravitailler la station russe MIR et en 1999 pour réparer le télescope spatial Hubble. Il est Président de la société Novespace qui organise les vols paraboliques en apesanteur. Jean-François Clervoy est aussi auteur, inventeur, et conférencier professionnel. Il est membre de plusieurs organisations œuvrant pour la promotion de l’exploration spatiale et pour la protection de la planète.
Table ronde des astronautes : L'astronaute peut-il défier le temps ?
21 novembre 2019 10:45 - Amphi Gaston Berger
Le compte à rebours démarre très tôt. Au début des sélections pour devenir astronaute, plus tôt même, dès lors que l’idée d’un possible voyage hors de l’atmosphère traverse l’esprit du candidat. Tout s’enchaîne alors, étape par étape, succès après succès, jusqu’à l’ultime consécration où le prétendant fait partie de l’équipe, celle qui rassemble des êtres humains hors du commun, prêts à suivre l’entraînement pour une mission spatiale. De nombreux mois de préparation intensive, au programme minutieusement concocté, séparent encore le futur héros du départ. Il doit chaque jour tenir la cadence et même progresser. A sa mise en quarantaine, plus que quelques heures le séparent du décollage. Sur la rampe de lancement, recroquevillé dans son siège, il sera propulsé dans l’espace dans le délai imposé par la procédure de mise à feu. En moins de neuf minutes, il se déplacera à la vitesse orbitale de 28 000 km/h et effectuera 16 fois le tour du monde chaque jour qui passe. Sa véritable mission vient juste de démarrer. Qu’il s’agisse de veiller au bon fonctionnement des instruments, de les réparer, de mener à bien des expériences scientifiques, de communiquer avec le sol, d’échanger avec ses coéquipiers, de se déplacer, de faire du sport, de dormir, de se nourrir, l’homme dans l’espace évolue à un certain rythme, le sien et celui qui lui est imposé. Même s’il est très occupé, son retour sur Terre, près de ceux qu’il aime peut parfois lui sembler lointain. A chacune de ces étapes, auxquelles l’on pourrait ajouter une sortie extravéhiculaire ou le trajet du retour, l’astronaute peut-il défier le temps ?
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Jean-Louis Giavitto
Chercheur en Informatique
Conférence : Peut-on accorder le temps de l'homme et de la machine ?

Jean-Louis Giavitto est directeur de recherche au CNRS et directeur-adjoint du laboratoire STMS (Sciences et Technologies de la Musique et du Son), un laboratoire commun au CNRS, à l’IRCAM et à Sorbonne Université. Ses recherches portent sur les langages de programmation, en particulier les mécanismes permettant de calculer une forme qui se développe dans l'espace et dans le temps. Ces recherches ont été appliquées à la modélisation et la simulation de systèmes dynamiques complexes, en biologie (processus de développement) et en musique (analyse, composition, performance).
Conférence : Peut-on accorder le temps de l'homme et de la machine ?
22 novembre 2019 16:45 - Amphi Louis Armand
Si la musique est un art du temps, de quel temps s’agit-il ? Et est-il possible de partager ce temps musical entre l’homme et la machine ? Ces questions, qui peuvent sembler théoriques, deviennent très concrètes en musique mixte où un ordinateur doit produire des sons électroniques aux cotés de musiciens humains. Il s'agit de préciser ces questions et d'apporter des éléments de réponses à partir du développement du système Antescofo, un système informatique permettant au compositeur de définir une réponse électronique et de la réaliser en tenant compte de l’interprétation de l’instrumentiste lors du concert.
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Jean-Paul Delahaye
Mathématicien
Conférence : Est-ce que l'informatique change le temps ?

Jean-Paul Delahaye est professeur émérite à l'Université de Lille 1 (Sciences et Technologies) et chercheur au laboratoire CRISTAL (Centre de recherche en informatique signal et automatique de Lille), du CNRS. Ses travaux portent sur les algorithmes de transformation de suites (thèse d'Etat), sur l'utilisation de la logique en intelligence artificielle, sur la théorie computationnelle des jeux et sur la théorie algorithmique de l'Information avec en particulier des applications à la finance. Il est l'auteur d'une quinzaine de livres, dont Merveilleux nombres premiers, Inventions Mathématiques, Culturomics : le numérique et la culture et Jeux finis et infinis. En 1998, il a reçu le Prix d'Alembert de la Société Mathématique de France et, en 1999, le Prix Auteur de la Culture Scientifique du Ministère de l'Education Nationale et de la Recherche. Il tient la rubrique mensuelle "Logique et calcul" dans la revue Pour la science.
Conférence : Est-ce que l'informatique change le temps ?
21 novembre 2019 14:45 - Amphi Gaston Berger
Mener des calculs prend du temps, mais de moins en moins ! La fameuse loi de Gordon Moore indique que les capacités de calcul et de mémorisation des dispositifs informatiques doublent tous les dix-huit mois environ. Ce qui, il y a quarante ans, exigeait une année de calcul, aujourd'hui en demande un million de fois moins, c'est-à-dire 31 secondes. Cette diminution des échelles de temps en informatique a une multitude de conséquences, dont en particulier la possibilité de créer de monnaies cryptographiques fonctionnant toutes seules sans autorité centrale. Et demain ?
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Jean-Philippe Uzan
Cosmologue
Conférence : Peut-on affirmer que l’Univers a 13,8 Ma ?

Jean-Philippe Uzan est directeur de recherche en physique théorique au CNRS. Spécialiste de gravitation et de cosmologie, il travaille à l’Institut d’Astrophysique de Paris. Il a été directeur adjoint de l’Institut Henri Poincaré de 2013 à 2017. Il a publié plus d’une centaine d’articles de recherche sur de nombreux aspects de cosmologie, des plus théoriques à l’interprétation des observations les plus récentes. Il a reçu le prix Paul Langevin (2010) et le prestigieux prix Georges Lemaître (2015). Il a enseigné pendant plusieurs années à l’Ecole Normale Supérieure de Paris et à l’Ecole des Mines de Paris, ainsi que dans des écoles thématiques internationales. Il collabore depuis une quinzaine d’années avec l’université du Cap en Afrique du Sud. En 2017, il publie "L’harmonie secrète de l’univers" et " Big-bang " en 2018.
Conférence : Peut-on affirmer que l’Univers a 13,8 Ma ?
22 novembre 2019 15:30 - Amphi Gaston Berger
En un siècle la cosmologie a été capable de formuler un modèle standard décrivant l’histoire, l’évolution et la structuration de notre univers. Il conclut, parmi d’autres choses, que l’univers a 13,8 milliards d’années. Que signifie une telle affirmation, que présuppose-t-elle et sur quelles observations repose-t-elle ? Cet exposé s’attachera à décrire les particularités de la cosmologie afin de clarifier la portée et la limite de ces affirmations sur notre univers.
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Jean-Sébastien Steyer
Chercheur - Paléontologue
Conférence : Les fossiles sont-ils les témoins de l'évolution ?

Jean-Sébastien Steyer est docteur en paléontologie, chercheur au CNRS et rattaché au Muséum National d’Histoire Naturelle à Paris. Il est l’un des rares spécialistes qui étudie la vie sur Terre avant les dinosaures. Il travaille par ailleurs sur les reconstitutions d’espèces disparues depuis bientôt une vingtaine d’années. Auteur de nombreux articles scientifiques, ce passionné de vulgarisation publie régulièrement des ouvrages qui font vite référence comme "La Terre avant les dinosaures (2009), "Exquise planète" (2014), ou encore "Demain, les animaux du futur" (2015). Il est également, entre deux expéditions paléontologiques aux quatre coins du globe, chroniqueur scientifique pour les revues "Pour la science" et "Espèces".
Conférence : Les fossiles sont-ils les témoins de l'évolution ?
22 novembre 2019 11:30 - Amphi Gaston Berger
Les fossiles sont des restes d'organismes ayant vécu sur Terre dans le passé : squelettes, coquilles, feuilles, troncs d’arbres, traces de pas, excréments, terriers… Ces « capsules temporelles » naturelles sont d’origine variée et constituent les objets d’étude des paléontologues. Souvent fragmentaires et minéralisés dans les roches, ces restes présentent parfois des conservations exceptionnelles comme c’est le cas dans l’ambre ou le permafrost. Quel que soit leur état, les fossiles permettent de mieux comprendre l’évolution des environnements et des climats au cours des temps géologiques. Mais quelle est la part de spéculation lorsque le fossile est très fragmentaire ? Et quel est l’apport des fossiles dans les études de relations de parenté ?
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Julia Desojo
Chercheure - Paléontologue
Conférence : Quand les dinosaures sont-ils apparus ?

Julia Desojo est née à La Plata (Argentine) où elle vit et travaille actuellement. Elle occupe un poste de recherche au CONICET (l’équivalent du CNRS en Argentine). Son sujet de thèse a porté sur l'anatomie, la phylogénie et la biostratigraphie des aétosaures (cousins des dinosaures) d'Amérique du Sud. Au cours de son premier post-doctorat en Argentine, elle a étudié la biomécanique crânienne des aétosaures. En 2007, elle s’est installée à Munich dans le cadre d'une bourse Humboldt pour étudier d’autres reptiles du Trias, en particulier les rauisuchiens. En 2009, elle intègre la section de paléontologie des vertébrés du Muséum des Sciences naturelles d’Argentine. En 2016, elle s'est installée de manière permanente dans le Département de paléontologie des vertébrés du Muséum de La Plata et à l'Université nationale de La Plata où elle travaille et enseigne aujourd'hui. Elle s'est principalement intéressée aux archosauriformes triasiques du monde entier, avec comme centres d'intérêt, l'anatomie, la phylogénie et la paléobiologie. Certaines de ses recherches utilisent de nouvelles technologies en paléobiologie, telles que la paléohistologie quantitative, la tomodensitométrie, la morphométrie géométrique et l'analyse en éléments finis. Une partie importante de ses recherches consiste également de se rendre sur le terrain dans le monde entier à la recherche de nouveaux restes fossiles de ces fascinants reptiles. Elle parvient à mener à bien ces diverses études et projets grâce à la collaboration et à la coopération de nombreux chercheurs, étudiants et amis nationaux et internationaux.
Conférence : Quand les dinosaures sont-ils apparus ?
21 novembre 2019 15:45 - Amphi Louis Armand
L'origine des " vrais " dinosaures a été estimée à il y a environ 230 millions d'années (Ma) même si les empreintes de dinosaures les plus anciennes indiquent leur présence quelques millions d’années auparavant. A cette époque, comment était le paysage, la température et la végétation ? Les conditions climatiques étaient-elles les mêmes partout dans le monde ? Les paléontologues savent qu’il y a 250 Ma, la plupart des continents étaient regroupés en un supercontinent nommé « Pangée ». Sur cette Terre, la faune était composée de nombreux animaux autres que les dinosaures. Mais aujourd'hui, de nombreuses questions restent sans réponse. Par exemple, pourquoi les dinosaures ont-ils survécu à la fin de l'extinction du Trias ? Quels étaient les avantages évolutifs des dinosaure sur les autres reptiles ? En tant que paléontologues, nous essayons de reconstruire l’évolution des dinosaures, de découvrir leur précurseur et d’étudier leur relation avec leurs cousins les crocodiles. La période du Trias offre une fenêtre unique sur le passé qui nous permet de voyager dans le temps et de nous faire une idée de l’origine des dinosaures et des environnements dans lesquels ils vivaient, il y a des centaines de millions d’années.
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Juliette Salmona
Violoncelliste
Spectacle : TimeWorldNight

Juliette est la violoncelliste du quatuor Zaïde, quatuor invité des plus grandes salles d’Europe comme le Wimore Hall de Londres, le Concertgebouw d’Amsterdam, le Konzerthaus de Vienne, le Théâtre des champs Elysées de Paris, et lauréat de prestigieux concours internationaux (1er prix du concours Haydn en 2012, 1er prix du BMJC de Pékin en 2011, lauréat ARD en 2012). Le quatuor a enregistré plusieurs CDs chez NoMadMusic. Le dernier, consacré à la musique française du début du vingtième siècle, a obtenu un Choc Classica. Outre ses activités au sein du quatuor, Juliette participe à plusieurs projets en tant que soliste ou chambriste, dans des styles musicaux variés. Ainsi, en 2016 elle a enregistré Retratos, un disque de musique classique brésilienne en duo avec le guitariste Benjamin Valette sous le label AdVitam. Elle se produit également plusieurs fois en tant que soliste avec la compagnie La Tempête dans un projet consacré à Rachmaninoff et Gubaidulina, et en 2017 elle enregistrera la Suite pour violoncelle seul d’Alexandre Benéteau. C’est dans la classe de Marcel Bardon que Juliette a appris le violoncelle, avant d’entrer au CNSM de Paris dans les classes de Jean-Marie Gamard et Jérôme Pernoo. Elle enseigne le violoncelle au CRR de Paris. De plus, elle anime régulièrement, seule ou avec le quatuor Zaïde, des ateliers pédagogiques autour de ses programmes de concert. Juliette joue sur un magnifique violoncelle de Claude-Augustin Mireront, prêté par l’association des Amis du Violoncelle.
Spectacle : TimeWorldNight
23 novembre 2019 18:00 - Amphi Gaston Berger
Et si on prenait l’œuvre d’Arnold Schoenberg au mot ? « La nuit transfigurée » inspirée par le poème de Richard Dehmel ne serait-elle pas encore plus impressionnante si on n’avait que notre ouïe pour en recevoir la beauté ? Après la lecture du poème dans un noir complet le spectateur entendrait le chef-d’œuvre de Schoenberg dans sa version pour sextuor à cordes joué dans une obscurité quasi totale. Cette mise en espace permettrait à l’auditeur d’avoir une nouvelle perception de la pièce. Une création lumière évoquant la nuit habillerait la salle avec des couleurs sombres. Les musiciens présents ne seraient que voix et leur présence uniquement auditive. Une expérience jamais faite car elle nécessite l’exécution de l’œuvre par cœur, sans partition ni pupitre par les six musiciens. « La nuit transfigurée » est une œuvre qui a vu le jour au carrefour entre le romantisme germanique du 19ème siècle et le modernisme qu’ont établi Schoenberg et ses deux disciples, Berg et Webern. Interprété par Ana Millet, Juliette Salmona, Corentin Bordelot, David Haroutunian, Pauline Bartissol, Sarah Chanaf. Lecture par Simon Abkarian.
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Laurence Honnorat
Président d'Innovaxiom

Après une formation en sciences physiques, au management et à la communication puis quinze années d'expérience dans le monde de l'industrie, Laurence Honnorat préside la société Innovaxiom qu’elle a fondée en 2007. C’est une entreprise dédiée à la construction et à la mise en œuvre de projets en sciences. Laurence Honnorat est à l’origine de la création en 2012 d'Innovaxiom Corp, basée à Boston. Elle est co-fondatrice de la Fondation Out Of Atmosphere en faveur de l’exploration spatiale et de l’intelligence collective. Laurence crée en 2016 Weneedyourbrain.com, réseau de conférenciers scientifiques et en 2017 Icedmoment.com, une base de collections photographiques. En 2018, elle lance TimeWorld, congrès international biennal sur le temps. Elle intervient en tant que conseil en stratégie dans l'industrie sur des problématiques liées à l’anticipation et dans l’enseignement supérieur où elle aborde les thèmes de l'émergence des idées, de la communication et du management d'équipes.
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Laurent de Wilde
Pianiste, compositeur, écrivain
Conférence : Les musiciens sont-ils des faiseurs de temps ?

Laurent de Wilde est compositeur, pianiste et écrivain. Ses disques ont rencontré succès public et critique, depuis Off the Boat en 1987. A partir des années 2000, il mène de front des projets de plus en plus variés : la poursuite de son trio jazz (Over the Clouds, album de l’année Jazz Magazine, Télérama, TSF jazz), la musique électronique (Fly, Fly Superfly!), la collaboration en profondeur avec des artistes tels que Jacques Gamblin, Abd Al Malik (Prix Constantin, Victoires de la Musique) ou l’exploration du petit écran avec deux documentaires pour Arte sur Monk et Charles Mingus. Il enregistre Riddles un album à deux pianos avec la légende de l'Afrique Ray Lema publié en octobre 2016. Le duo se produit régulièrement sur les scènes françaises et européennes. Sa biographie du pianiste et compositeur Thelonious Monk (Monk, Gallimard) a marqué les esprits en 1996, et Les Fous du Son (Grasset) fait la saga des inventeurs de claviers au XXème siècle. Ses collaborations sont multiples, Pour le centenaire de la naissance de Monk, il publie en 2017 l'album New Monk Trio avec le contrebassiste Jérôme Regard et le batteur Donald Kontomanou, qui reçoit le Prix du disque français de l'Académie du Jazz. Il est en 2018 élu Artiste de l'année aux Victoire du Jazz.
Conférence : Les musiciens sont-ils des faiseurs de temps ?
22 novembre 2019 17:30 - Amphi Gaston Berger
En cours
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Leandro Lacapère
Pianiste et compositeur
Spectacle : TimeWorldTango

Après avoir appris la musique par le biais d'une formation orientée vers la variété et le jazz à l'école YAMAHA, il entre à 22 ans au conservatoire de Gennevilliers pour consacrer exclusivement son travail musical au tango. C'est la révolte caractérisant ce genre qui l'attire dans cette musique. Avec Juanjo Mosalini et Diego Aubia, il apprend les styles, la technique, l'esprit du tango mais aussi l'amour pour cette musique et la maîtrise de l'énergie qu'elle contient et suscite. En parallèle, il développe sa pratique pianistique avec Josette Morata, et apprend l'écriture avec Didier Louis qui lui permet de réaliser son envie d'actualiser le tango en composant. Fasciné par Osvaldo Pugliese et son orchestre, il conçoit cette musique comme essentiellement populaire, rendant compte des conditions de vie et des aspirations des sans voix. Dans son travail de composition, il tente de conserver l'ironie, les ruptures et les vertiges grâce auxquels le tango ne verse jamais dans la tristesse qui pourrait découler de l'évocation de la misère et de la violence de la société. « Je me révolte donc nous sommes », c'est l'idée de Camus qu'il souhaite faire résonner par sa musique.
Spectacle : TimeWorldTango
21 novembre 2019 18:00 - Amphi Gaston Berger
Tangomotán aime improviser et ne se lasse jamais de réinterpréter, de travailler, d’évoluer, de s’affranchir pour mieux redécouvrir ce tango qu’ils rendent palpable, charnel, visuel. Les murs se couvrent d’images, la voix se joint à l’instrument, et la scène devient théâtre. Le temps d’un concert les minutes sont suspendues ; passé, présent et futur se rencontrent et se répondent. Tout a changé. Rien n’a changé.
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Leo Aschenbrenner Boonstra
Etudiant
Table ronde des étudiants : Le fait d'aller plus vite nous fait-il gagner du temps ?

Leo Aschenbrenner Boonstra est originaire de Suède. Il étudie les classiques à l'Université d'Edimbourg. Il s'intéresse particulièrement à la littérature et à la philosophie grecques, qui ont encore le pouvoir de nous aider à comprendre le monde. Un de ses autres centre d'intérêt est la manière dont des perspectives et des théories plus modernes, telles que la psychanalyse, peuvent être appliquées à la littérature classique. Au lycée suédois Södra Latin, il a étudié un vaste programme axé sur les langues et la littérature. Pendant son enfance Pendant, il a chanté plusieurs années dans une chorale.
Table ronde des étudiants : Le fait d'aller plus vite nous fait-il gagner du temps ?
23 novembre 2019 14:00 - Amphi Gaston Berger
Notre vie quotidienne semble s’articuler autour d’omniprésentes accélérations. Transports automatisés, correcteurs automatiques, moteurs de recherches, notifications… Nous sommes habitués à connaître le résultat d’une élection cruciale en temps réel ou à nous connecter pour ne pas manquer en direct le prochain but d’un match à suspense. L’accès à l’information est si rapide que la distance qui nous éloigne des événements au présent paraît s’estomper, et que la durée qui nous sépare des événements dans un futur proche semble se contracter. Le numérique se propose même d’accélérer notre vie privée en organisant des rencontres sentimentales en un clic ! Mais le fait d’aller plus vite nous fait-il réellement gagner du temps ? Voilà la question que six étudiants prendront le temps de discuter lors de cette table ronde. Leur objectif sera de mettre en évidence le rapport qu’entretiennent les « millenials » avec notre société actuelle et le rythme qu’elle s’impose.
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Louis Janicot
Juriste
Atelier : Le droit a-t-il le temps ?

Louis Janicot a une double formation en droit (Ecole de Droit de la Sorbonne) et en Management (ESSEC Business School). Il poursuit actuellement un doctorat en droit des marchés financiers à l’Ecole de Droit de la Sorbonne sur l’obligation d’information de l’investisseur. Chargé d’enseignement à l’Ecole de Droit de la Sorbonne, Conférencier à l’Ecole Centrale, Expert associé au Centre de Droit et d’Economie de l’ESSEC, il enseigne au sein de ces écoles le droit international et européen des affaires. Ses recherches portent sur la régulation économique et financière, la gouvernance publique et privée et sur les rapports entre le droit et l’économie. Consultant pour des ONG travaillant sur la lutte contre la criminalité financière, il apporte son expertise sur l’analyse de dossiers de contentieux et à la définition des stratégies juridiques à tenir, en fonction des données de l’affaire. Il intervient également sur les questions de plaidoyer pour les réformes législatives à destination des décideurs publics.
Atelier : Le droit a-t-il le temps ?
22 novembre 2019 14:00 - Salle A2
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Marc Lachièze-Rey
Astrophysicien
Conférence : De quoi le temps est-il le nom ?

Marc Lachièze-Rey est un ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure (rue d’Ulm) et Docteur en physique. Il est aujourd'hui Directeur de recherches au CNRS et travaille au laboratoire APC (Astroparticule et Cosmologie). Il est spécialiste de physique théorique fondamentale, et s'intéresse aux rapports de cette discipline avec les mathématiques et la philosophie. Il a écrit de nombreux articles et plusieurs ouvrages parmi lesquels : Au-delà de l'espace et du temps : la nouvelle physique (Le Pommier, 2008) - Les avatars du vide (Le Pommier, 2005) - De l'infini (M. Lachièze-Rey et J.-P. Luminet, Dunod, 2005) - Figures du Ciel (M. Lachièze-Rey et J.-P. Luminet, Le Seuil / Bibliothèque nationale de France, Paris, 1998) - Initiation à la Cosmologie (4e édition, Dunod, 2004) - Voyager dans le temps: la physique moderne et la temporalité, (Seuil Sciences Ouvertes 2013) - Einstein à la plage (Dunod, 2015).
Conférence : De quoi le temps est-il le nom ?
23 novembre 2019 09:15 - Amphi Gaston Berger
On a l’habitude d’utiliser le temps dans la vie courante, et dans certains problèmes simples de physique. Pourtant la physique moderne (décrite par les théories relativistes d’Einstein) nous dit clairement qu’il ne peut rien exister de tel dans la nature. Par exemple, que les horloges ne mesurent pas du temps mais des durées ; deux notions apparentées mais bien différentes. Le temps est une reconstruction à partir des durées et non pas l’inverse ; cette reconstruction ne peut être accomplie que de manière approximative, et sous certaines conditions : ce sont celles qui nous permettent d’utiliser la notion de temps, avec une précision toujours limitée cependant.
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Marie-Maude Roy
Etudiante
Table ronde des étudiants : Le fait d'aller plus vite nous fait-il gagner du temps ?

Marie-Maude Roy a terminé son Baccalauréat en physique à l’Université de Montréal et fait maintenant partie du laboratoire Artefact où elle est investie dans un projet de Maîtrise interdisciplinaire en physique et communication. Ce projet porte sur les mécanismes de production et de transmission des connaissances scientifiques et tout particulièrement sur les visualisations du temps physique. Plus généralement, Marie-Maude s’intéresse aux études des sciences et technologies, à la vulgarisation scientifique et à l'intersection art-sciences.
Table ronde des étudiants : Le fait d'aller plus vite nous fait-il gagner du temps ?
Amphi Gaston Berger
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Marilou Niedda
Etudiante
Table ronde des étudiants : Le fait d'aller plus vite nous fait-il gagner du temps ?

Etudiante en master de relations internationales à Sciences Po Lyon, Marilou a effectué une licence de philosophie au cours d'une année de césure tout en travaillant dans une association de documentaristes autour de la thématique du logement. Après avoir étudié la philosophie et les sciences sociales à l’université d’Edimbourg, Marilou a dirigé ses thématiques de recherche autour des "critical studies" en théorie politique, en s’intéressant particulièrement aux questions de genre.
Table ronde des étudiants : Le fait d'aller plus vite nous fait-il gagner du temps ?
23 novembre 2019 14:45 - Amphi Gaston Berger
Notre vie quotidienne semble s’articuler autour d’omniprésentes accélérations. Transports automatisés, correcteurs automatiques, moteurs de recherches, notifications… Nous sommes habitués à connaître le résultat d’une élection cruciale en temps réel ou à nous connecter pour ne pas manquer en direct le prochain but d’un match à suspense. L’accès à l’information est si rapide que la distance qui nous éloigne des événements au présent paraît s’estomper, et que la durée qui nous sépare des événements dans un futur proche semble se contracter. Le numérique se propose même d’accélérer notre vie privée en organisant des rencontres sentimentales en un clic ! Mais le fait d’aller plus vite nous fait-il réellement gagner du temps ? Voilà la question que six étudiants prendront le temps de discuter lors de cette table ronde. Leur objectif sera de mettre en évidence le rapport qu’entretiennent les « millenials » avec notre société actuelle et le rythme qu’elle s’impose.
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Marion Chiron
Bandonéoniste
Spectacle : TimeWorldTango

Marion Chiron a fait ses études au Conservatoire à Rayonnement Régional de Cergy Pontoise dans la classe de Guillaume Hodeau où elle a obtenu un premier prix à l'âge de 15 ans. Depuis Septembre 2014, Marion étudie en Finlande à l'Académie Sibelius d’Helsinki. Elle est actuellement en troisième année de Licence d’Interprète dans la classe de Mika Väyrynen. Au cours de sa formation, Marion reçoit les conseils de personnalités telles que Matti Rantanen, Veli Kujala, Teodoro Anzellotti, Geir Draugsvoll, Marko Ylönen, Jacques Zoon, Vincent Ségal, Richard Galliano (Académie musicale de Villecroze 2015 et 2016). Marion se produit en solo et au sein de diverses formations de musique de chambre telles que l’orchestre de tango contemporain « Fleurs Noires » et le duo « Ilmatar » avec la saxophoniste espagnole Beatriz Tirado. Elle s’est produite à Paris, au Studio de l’Ermitage, au Triton et au New Morning en compagnie de Tomás Gubitsch. A l’étranger, elle a participé à une série de concerts à Rome (théâtre Palladium), à Rotterdam (De Doelen), à Sivolde, à Mallorque, à Ségovie, à Madrid (Radio Clasica).
Spectacle : TimeWorldTango
23 novembre 2019 18:00 - Amphi Gaston Berger
Tangomotán aime improviser et ne se lasse jamais de réinterpréter, de travailler, d’évoluer, de s’affranchir pour mieux redécouvrir ce tango qu’ils rendent palpable, charnel, visuel. Les murs se couvrent d’images, la voix se joint à l’instrument, et la scène devient théâtre. Le temps d’un concert les minutes sont suspendues ; passé, présent et futur se rencontrent et se répondent. Tout a changé. Rien n’a changé.
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#TIMEWORLD2019

Martin Krzywinski
Data Scientist
Conférence : L'ADN enregistre-t-il le temps qui passe ?

Martin Krzywinski est connu pour ses travaux en bioinformatique, en visualisation des données et pour les interfaces qu'il crée entre la science et l'art. Il applique le design aussi bien au domaine des datas que de l'Art, pour accompagner ses recherches et confronter les données aux concepts scientifiques. Ses réalisations graphiques sont parues dans le New York Times, dans Wired, dans Scientific American et font la couverture de nombreux livres et revues scientifiques telles que Nature et Genome Research.
Conférence : L'ADN enregistre-t-il le temps qui passe ?
22 novembre 2019 16:00 - Amphi Gaston Berger
Quelle est la date d'aujourd'hui ? Ne vous inquiétez pas si vous ne vous en souvenez pas. Vous pouvez toujours vérifier en utilisant le chronomètre que vous avez toujours avec vous : votre ADN ! Il ment rarement sur notre âge. Peu importe les efforts que vous déployez pour combattre l'âge (et vous devriez le combattre ! ), rien ne permet de tromper notre chronomètre biologique interne. Les récentes avancées dans le séquençage du génome nous ont donné un aperçu de la manière dont notre corps enregistre notre âge. En fait, l'horloge à long terme de notre corps est parfaitement réglée : à mesure que nous vieillissons, l'ADN de chacune des cellules de notre corps change subtilement. Ces modifications appelées " épigénétiques ", changent la façon dont nos gènes sont exprimés et agissent directement sur le fonctionnement de nos cellules (et de notre corps). Pour le moment pour vous sentir jeune, vous pouvez peut-être compter sur un régime, de l'exercice physique et (éventuellement) des crèmes pour le visage. Mais dans un avenir pas si lointain, nous pourrons peut-être rembobiner nos horloges épigénétiques pour faire oublier au corps que le temps a passé.
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Maxime Abolgassemi
Professeur et écrivain
Conférence : Victor Hugo a-t-il fait gagner du temps au big data ?

Maxime Abolgassemi enseigne la Littérature et la Culture générale en classes préparatoires au Lycée Chateaubriand de Rennes. Partisan d’un renouvellement pédagogique, il a publié un ouvrage pour promouvoir des pratiques d’écriture créative dans l’enseignement du Français. De son expérience de juré à divers concours et d’enseignant, il a tiré une méthode pratique qui prend en compte les multiples enjeux que soulèvent les épreuves « d’entretien de personnalité » lors des oraux d’entrée dans les grandes écoles. Docteur des Lettres (Université Paris-Sorbonne) et Agrégé de Lettres Modernes, il est aussi titulaire d'une Maîtrise de Physique théorique (Université Pierre-et-Marie-Curie). Ses travaux portent sur le « hasard objectif » des Surréalistes, la notion de contrefiction qu’il a introduite, et la Transparence démocratique. En 2017, il publie Nuit persane, un premier roman qui plonge le lecteur à Téhéran dans les dernières années qui précédèrent la Révolution iranienne.
Conférence : Victor Hugo a-t-il fait gagner du temps au big data ?
22 novembre 2019 14:00 - Amphi Gaston Berger
L’essor des algorithmes aptes à traiter et interpréter intelligemment des mégadonnées va nous faire gagner un temps presque fabuleux dans quasiment tous les domaines, comme par exemple la prévision des maladies ou la détection des fraudes. Cette innovation extraordinaire s’inscrit dans la logique d’un modèle plus général, qui a rendu possible ces prouesses : le monde de la Transparence démocratique, que nous n’identifions pas toujours bien. Or l’Art et (singulièrement) la Littérature ont joué un rôle majeur dans cet avènement. Trois postulats rendent possible le big data, et probablement l’Intelligence Artificielle à venir : l’universalisation, l’égalitarisme et l’inversion de valeur. Cette dernière caractéristique originale a cheminé dans l’histoire de l’Art, en passant par « l’objet perdu » surréaliste et l’Art moderne, jusqu’à être finalement développée numériquement par nos nouvelles infrastructures de calcul. Et c’est Victor Hugo, dans une scène clé des Misérables, qui nous fournira un point de départ frappant.
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Meredith Nash
Sociologue et écrivain
Conférence : Le temps a-t-il un genre ?

Meredith Nash est directrice adjointe de l'Institut d'études sur le changement social et maître de conférences en sociologie à l'Université de Tasmanie en Australie. Ses recherches portent sur les inégalités liées au genre dans la vie quotidienne. Elle est l'auteur de " Making ‘postmodern’ mothers: Pregnant embodiment, baby bumps and body image (2012), rédactrice de " Reframing Reproduction: Conceiving Gendered Experiences " (2014) et co-éditrice de " Reading Lena Dunham’s Girls: Feminism, Postfeminism, Authenticity, and Gendered Performance in Contemporary Television " (2017).
Conférence : Le temps a-t-il un genre ?
23 novembre 2019 10:00 - Amphi Gaston Berger
Les paradigmes de la temporalité et de l'identité de genre suscitent un regain d'attention critique. S’inspirant de l’essai très fécond de Kristeva en 1979, " Le temps des femmes ", cet exposé souligne les contributions du féminisme aux théories de la temporalité. Nous référant à des exemples actuels et du passé, allant des horloges biologiques jusqu'au mouvement #metoo, en passant par la physique newtonienne, nous aborderons un ensemble de questions complexes sur la signification du temps dans les pratiques féministes politiques et historiques. Nous analyserons l'impact de l'usage du temps sur la diversité des identités de genres et sexuelles, ainsi que la relation entre le temps et le pouvoir du genre et la manière dont le temps est mesuré et varie culturellement.
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Michael Craig Gradwell
Professeur

Michaël est professeur émérite à l’ESIEE Paris, unique école d’ingénieurs du réseau de la CCI-Paris. Il enseigne aussi aux élèves de Ponts et Chaussées et à ceux de l’école Polytechnique. Il est également professeur invité au Cape Peninsula University of Technology à Cape Town, et à Tshwane University of Technology, à Pretoria. Ses cours portent sur la communication, la gestion de projet, la créativité et l'expression théâtrale. Michaël est également animateur et facilitateur. D'origine irlandaise, il intervient en anglais, en français et en italien.
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Michel Tognini
Astronaute
Table ronde des astronautes : L'astronaute peut-il défier le temps ?

Michel Tognini est Général de Brigade, ancien pilote de chasse et d’essais. Il a décollé le 27 juillet 1992, en tant qu’expérimentateur sur Soyouz TM-15, dans le cadre de la mission Antares. Il a effectué son second vol spatial le 23 juillet 1999, où il était le spécialiste de mission sur Columbia STS-93. Michel Tognini a été le chef du Centre des Astronautes européens de l'Agence spatiale européenne à Cologne. Aujourd’hui, il est Président du GAMA qui est le Groupement Aéronautique du Ministère de l’Air, Co-fondateur de la fondation "Out Of Atmosphere" et parrain du planétarium de Vaulx-en-Velin. Michel Tognini est Commandeur de l’Ordre de la Légion d’Honneur et Chevalier de l’Ordre National du Mérite. Il a reçu la médaille de l’Aéronautique française, l’Ordre de l’Amitié des autorités soviétiques et russes, la médaille Vols spatiaux de la NASA et le diplôme Vladimir Komarov de la Fédération Aéronautique Internationale (FAI). Il a également reçu les trophées « Hawker Hunter » et « Patuxent Shield » de l’ETPS de Boscombe Down.
Table ronde des astronautes : L'astronaute peut-il défier le temps ?
21 novembre 2018 10:45 - Amphi Gaston Berger
Le compte à rebours démarre très tôt. Au début des sélections pour devenir astronaute, plus tôt même, dès lors que l’idée d’un possible voyage hors de l’atmosphère traverse l’esprit du candidat. Tout s’enchaîne alors, étape par étape, succès après succès, jusqu’à l’ultime consécration où le prétendant fait partie de l’équipe, celle qui rassemble des Etres humains hors du commun, prêts à suivre l’entraînement pour une mission spatiale. De nombreux mois de préparation intensive, au programme minutieusement concocté, séparent encore le futur héros du départ. Il doit chaque jour tenir la cadence et même progresser. A sa mise en quarantaine, plus que quelques heures le séparent du décollage. Sur la rampe de lancement, recroquevillé dans son siège, il sera propulsé dans l’espace dans le délai imposé par la procédure de mise à feu. En moins de neuf minutes, il se déplacera à la vitesse orbitale de 28 000 km/h et effectuera 16 fois le tour du monde chaque jour qui passe. Sa véritable mission vient juste de démarrer. Qu’il s’agisse de veiller bon fonctionnement des instruments, de les réparer, de mener à bien des expériences scientifiques, de communiquer avec le sol, d’échanger avec ses coéquipiers, de se déplacer, de faire du sport, de dormir, de se nourrir, l’homme dans l’espace évolue à un certain rythme, le sien et celui qui lui est imposé. Même s’il est très occupé, son retour sur Terre, près de ceux qu’il aime peut parfois lui sembler lointain. A chacune de ces étapes, auxquelles l’on pourrait ajouter une sortie extravéhiculaire où le trajet retour, l’astronaute peut-il défier le temps ?
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Michel Viso
Exobiologiste

Michel Viso a exercé comme vétérinaire pendant quelques années. il rejoint l'Ecole Vétérinaire d'Alfort en 1980 puis l'Institut national de la recherche agronomique en 1981. Il est sélectionné comme spationaute par le CNES en 1985. Il prépare le projet Rhésus en coopération avec la NASA. Ses chances de voler s’évanouissent en 1993 lorsque la NASA abandonne le projet. Il assure alors pour le CNES la responsabilité scientifique des expériences spatiales de physiologie animale et de biologie menées en coopération avec les États Unis, la Russie et d'autres partenaires. En 2004 le CNES le nomme responsable scientifique pour l'Exobiologie, préparant les participations françaises au projet européen Exomars et de futures missions d'exploration du système solaire comme les nouveaux projets de retour d'échantillons martiens dans les années 2030. En 2014 l'Exobiologie s'enrichit des missions dédiées à la recherche et l'étude des exoplanètes comme Cheops, Plato et Ariel. Avec le regain d'intérêt pour le retour d'échantillons martiens il représente le CNES au Panel pour la Protection Planéaire du COSPAR.
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Moreno Andreatta
Chercheur en musicologie
Conférence : La musique, art du temps ou de l'espace ?

Diplômé en mathématiques de l’université de Pavie et en piano du conservatoire de Novara (Italie), Moreno Andreatta est docteur en musicologie computationnelle de l'EHESS et directeur de recherche au CNRS au sein de l’UMR Sciences et Technologies de la Musique et du Son (Ircam/CNRS/Sorbonne Université). Chercheur invité à l'université de Strasbourg, où il est responsable du projet SMIR (Structural Music Information Research), il enseigne les modèles formels dans la chanson dans le cadre de la licence « Musiques actuelles ». Membre fondateur du Journal of Mathematics and Music, il est actuellement le vice-président de la Society for Mathematics and Computation in Music
Conférence : La musique, art du temps ou de l'espace ?
22 novembre 2019 16:15 - Amphi Louis Armand
Si les mathématiques ont accompagné depuis toujours la réflexion sur les fondements théoriques de la musique, elles sont devenues incontournables dans l’analyse musicale computationnelle, en particulier à cause de l’articulation profonde entre formalisation théorique et modélisation informatique des structures et processus musicaux. Quel rôle jouent ou peuvent jouer les différentes représentations spatiales et temporelles des structures et processus musicaux ? Au-delà de ces aspects théoriques et informatiques, la recherche « mathémusicale » soulève des questions sociétales qui touchent directement à la transmission des savoirs à la fois auprès des spécialistes (musicologues, compositeurs et scientifiques) mais aussi du grand public. Cette conférence-concert, fruit d'un travail de collaboration entre un chercheur et un metteur en scène, montrera l'intérêt d'aborder la musique dans sa double composante, à la fois spatiale et temporelle, et sans une séparation idéologique et souvent caricaturale des diverses pratiques musicales au sein de la musique savante et de la popular music.
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Nayla Tamraz
Professeure
Conférence : L’Art peut-il définir le contemporain ?

Nayla Tamraz est professeure de Littérature et d’histoire de l’Art à l’Université Saint-Joseph à Beyrouth, où elle a dirigé le département de Lettres françaises. En 2010 elle y a créé le programme de Master en « critique d’Art et curatoriat » qu’elle dirige actuellement. Elle y a également organisé en 2014 le colloque international « Littérature, art et monde contemporain : Récits, Histoire, Mémoire ». Elle mène en parallèle une carrière de critique d’Art et de commissaire d’exposition. Dans ce contexte elle a curaté plusieurs manifestations dont l’exposition Poetics, Politics, Places qui se tint au Musée des Beaux-Arts de Tucuman en Argentine, dans le cadre de la Biennale internationale d’Amérique du Sud (Bienal Sur). Ses recherches portent sur une théorie et une esthétique comparées de l’Art et de la Littérature, ainsi qu’à leur mise en contexte historique, ce qui la conduit à s’intéresser aux questions d’Histoire, de la mémoire et du récit dans le Liban de l’après-guerre.
Conférence : L’Art peut-il définir le contemporain ?
22 novembre 2019 12:15 - Amphi Louis Armand
« Le contemporain est l’inactuel ». Roland Barthes résume ainsi, dans une note à ses cours au Collège de France, les propos de Nietzsche. Dans Qu’est-ce que le contemporain ? Giorgio Agamben commente : « Celui qui appartient véritablement à son temps, le vrai contemporain, est celui qui ne coïncide pas parfaitement avec lui ni n’adhère à ses prétentions, et se définit, en ce sens, comme inactuel ; mais précisément pour cette raison, précisément par cet écart et cet anachronisme, il est plus apte que les autres à percevoir et à saisir son temps » . Quel est donc ce temps auquel nous invitent les philosophes et dans lequel, disent-ils, nous serions mieux à même de contempler celui duquel on s’abstrait ? Quelle est donc cette étrange temporalité qui, dès lors, s’invite en nous, et à quelle posture nous engage-t-elle ?
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Normand Mousseau
Professeur et écrivain
Conférence : Les atomes prennent-ils leur temps ?

Normand Mousseau est professeur de physique à l'Université de Montréal et directeur de l'Institut de l’énergie Trottier à Polytechnique Montréal. Spécialiste de l'évolution sur des temps longs des matériaux complexes, incluant alliages métalliques, verres et protéines, il s'intéresse également à la vulgarisation scientifique. Il a produit et animé durant six ans l'émission scientifique hebdomadaire « La grande équation » sur les ondes de Radio VM au Québec. La question des changements l'intéresse à tous les niveaux et il poursuit, en parallèle, des travaux en politique énergétique et climatique. Il a publié plusieurs ouvrages grand public sur la question dont, le plus récent, « Gagner la guerre du climat. Douze mythes à déboulonner ».
Conférence : Les atomes prennent-ils leur temps ?
21 novembre 2019 16:45 - Amphi Louis Armand
Comment la matière évolue-t-elle autour de nous ? A-t-elle une horloge intégrée ? Vieillit-elle de façon homogène ? Ces questions, souvent posées à l'échelle du vivant, relèvent soit de la perception, soit de la biologie. Qu'en est-il des protons, des atomes et des divers matériaux qui nous entourent ? Chacun vit à son rythme, dans un univers qui semblent très loin du nôtre bien que nous en fassions intimement partie.
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Patrice Serres
Dessinateur de BD et sinologue
Conférence : Peut-on écrire le temps ?

Dessinateur aux États-Unis, il est l'assistant de Frank Robbins. De retour en France, il travaille sur trois tomes des aventures de Tanguy et Laverdure scénarisés par Jean-Michel Charlier. Dans la presse, ses illustrations apparaissent signés « Esdé » dans Pilote de 1968 à 1973, et il assure par la suite la direction de magazines satiriques. En 1975, devenu rédacteur en chef adjoint de Tintin, il contribue à la relance du titre en prépubliant d'autres séries à succès comme les aventures de Blueberry et de Lucky Luke. À la radio, il crée la Radio à roulettes sur France Musique en 1977 et Trésors vivants sur France Culture l'année suivante. De 1977 à 1981, il permet à des écoliers d'organiser des débats, dans l'émission l'Oreille en coin sur France Inter. En 2007 est émis son premier timbre dédié au journaliste Albert Londres. Patrice est également sinologue. De 1969 à 1975, chez l'éditeur L'Impensé Radical, il traduit et commente des règles de jeux d'échecs d'Extrême-Orient. Son Grand Livre des proverbes chinois est édité en quatre langues depuis 1999.
Conférence : Peut-on écrire le temps ?
23 novembre 2019 14:00 - Amphi Louis Armand
Dans les premières civilisations agraires, le cycle des saisons était rythmé par la précession des 12 lunes qui commandaient le début et la fin des grandes tâches agricoles. C’est ainsi qu’en systématisant la division du temps, ces cultures ont pu attribuer un sens symbolique archétypique aux 12 premiers nombres entiers naturels. Ils ont, tous, le pouvoir exorbitant de déployer la force occulte par excellence, le temps… et demeurent actuellement encore vivaces et opérants. Un simple signe tracé sur un support que l’on souhaitait pérenne, pouvait donc voyager vers le futur pour être lu beaucoup plus tard, dans un nouveau présent. La mécanique a déjà fonctionné pendant plusieurs millénaires. Elle continuera longtemps encore, quoi qu’il arrive, puisque son véritable moteur, c’est justement son utilisateur. Du bassin méditerranéen à la Chine, nous suivrons les migrations et les mutations de ces 12 symboles particuliers. Nous mettrons ainsi, en évidence, les origines communes d’appareils aussi différents que zodiaques, calendriers, systèmes horaires, mesures, alphabets, voire jeux de hasard ou de stratégie. Car cette structure archaïque a eu une prodigieuse descendance dans laquelle apparaissent, en filigrane, les traces d’un ordre invisible qui nous régit encore aujourd’hui. Nos contemporains lui sont encore redevables, à leur insu, d’une bonne partie de leur organisation mentale.
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Pauline Bartissol
Violoncelliste
Spectacle : TimeWorldNight

Diplômée du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris (CNSM) et de la MusikHochschule de Cologne (Allemagne), titulaire du CA de violoncelle, Pauline Bartissol est une violoncelliste éclectique dont la vie musicale reflète la curiosité et la soif de partage avec d’autres artistes. 2ème Violoncelle Solo de l’Orchestre Philharmonique de Radio-France depuis 2007, elle est également professeur assistant au CNSM de Paris depuis septembre 2013 (Classe de Marc Coppey), et se produit régulièrement en musique de chambre dans de nombreux festivals (Quinzena Musicale de San Sebastian, Festival de Bilbao et Vitoria, Festival Juventus, Heures musicales du musée d’Orsay, Return Festival d’Erevan…), mais aussi dans des répertoires moins attendus au sein d’un duo avec le saxophoniste de jazz Jean-Charles Richard et du trio Salzedo qu’elle a fondé en 2005 avec la flûtiste Marine Pérez et la harpiste Frédérique Cambreling. Formation de musique de chambre rare et exigeante, le trio Salzedo se distingue par la variété de ses projets et de ses répertoires.
Spectacle : TimeWorldNight
23 novembre 2019 18:00 - Amphi Gaston Berger
Et si on prenait l’œuvre d’Arnold Schoenberg au mot ? « La nuit transfigurée » inspirée par le poème de Richard Dehmel ne serait-elle pas encore plus impressionnante si on n’avait que notre ouïe pour en recevoir la beauté ? Après la lecture du poème dans un noir complet le spectateur entendrait le chef-d’œuvre de Schoenberg dans sa version pour sextuor à cordes joué dans une obscurité quasi totale. Cette mise en espace permettrait à l’auditeur d’avoir une nouvelle perception de la pièce. Une création lumière évoquant la nuit habillerait la salle avec des couleurs sombres. Les musiciens présents ne seraient que voix et leur présence uniquement auditive. Une expérience jamais faite car elle nécessite l’exécution de l’œuvre par cœur, sans partition ni pupitre par les six musiciens. « La nuit transfigurée » est une œuvre qui a vu le jour au carrefour entre le romantisme germanique du 19ème siècle et le modernisme qu’ont établi Schoenberg et ses deux disciples, Berg et Webern. Interprété par Ana Millet, Juliette Salmona, Corentin Bordelot, David Haroutunian, Pauline Bartissol, Sarah Chanaf. Lecture par Simon Abkarian.
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Philippe Nicolas
Professeur des écoles
Atelier : Votre vision board

Philippe Nicolas, professeur des écoles auprès des grands ensembles urbains des Hauts-de-Seine depuis seize ans est aussi docteur ès Sciences de l'éducation sur les thématiques d'éducation et de formation à l'environnement. Philippe est également auteur aux éditions Souffle d’Or, Transboréal et Dunod. Conférencier sur les pratiques innovantes, ses projets pédagogiques sont régulièrement primés à La Main à la Pâte sous l'égide de l'Académie des Sciences de Paris. Philippe Nicolas pense et vit l’école autrement en faisant l’éloge de la raison sensible dans l’enfance et de la reconnexion de ses élèves avec la nature. Il fait partie de ces pédagogues qui suscitent tant l’exploration du réel que l’inscription dans l’histoire du monde. Il a participé dernièrement au film de Julien Peron « L’école de la vie » . Par ailleurs, adepte de la pêche à la mouche, il aime à entrer dans « la grande temporalité », celle qui saisit l’univers et la prodigalité des rivières.
Atelier : Votre vision board
23 novembre 2019 11:45 - Salle A1
Un vision board est un tableau de visualisation assemblé d'images, de photos et d'affirmations des rêves, des objectifs, et plus généralement de ce qui rend heureux. Je propose de vous accompagner durant le temps de l’atelier pour créer le tableau de visualisation sur vos aspirations à court et plus ou moins long terme. Vous aurez un outil pratique pour vous aider tant à conceptualiser vos objectifs qu’à trouver une bonne forme de motivation pour œuvrer à la réalisation de vos aspirations profondes !
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Pierre Odru
Ingénieur

Ingénieur de recherche pendant 25 années à l’Institut Français du Pétrole, Pierre Odru a une grande expérience de la mise au point de technologies pour la production pétrolière en mer profonde en coopération avec de grandes entreprises françaises et internationales. Impliqué ensuite dans les nouvelles technologies de l’énergie comme le stockage, l'efficacité énergétique, l'hydrogène et l'éolien, Pierre a été responsable d’appels à projets au sein l’Agence Nationale de la Recherche. Auteur d’ouvrages, organisateur de conférences et chargé de cours, il s’intéresse particulièrement à la cosmologie, à la mécanique quantique et la relativité générale. Ancien grimpeur, il pratique le trekking et la haute montagne.
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Pierre Zielinsky
Pilote de ligne
Conférence : Le temps est-il l’ennemi de l’aviateur ?

Pierre Zielinsky est pilote de ligne, après une longue première carrière de pilote militaire. Celle-ci s’est en effet déroulée principalement dans l’armée de l’air durant dix-neuf ans, plus précisément dans les liaisons aériennes gouvernementales et présidentielles, l’Escadron de Transport 60 à Vélizy-Villacoublay. Issu de la promotion 1998 « Général Heurtaux » de l’Ecole de l’Air de Salon de Provence, il a débuté après sa scolarité en tant que copilote, puis commandant de bord et instructeur successivement sur Dassault Falcon 50, 900 et Airbus A330. Parallèlement à sa spécialité de pilote, Pierre a également assumé des responsabilités importantes : chef pilote Falcon de 2008 à 2010, détaché à l’état-major de l’armée de l’air en 2010-2012, chef des opérations en 2012-2014, puis commandant de l’escadron entre 2015 et 2017, responsable de 150 personnes, 5 flottes différentes d’aéronefs et des milliers d’heures de vol avec des passagers de premier rang réalisées annuellement sans incident. Tout au long de sa carrière, la sécurité des vols, l’excellence du service rendu et la qualité de l’instruction ont été au cœur de ses préoccupations. Aujourd’hui, Pierre exerce son métier au sein de la société Air France, sur Airbus A320.
Conférence : Le temps est-il l’ennemi de l’aviateur ?
22 novembre 2019 11:30 - Amphi Louis Armand
" Time critical " : 208 secondes. C’est le temps, à la fois long et vertigineusement court, dont le commandant Chesley Sullenberger et son équipage ont disposé pour prendre la mesure d’une situation qui allait les mener à amerrir sur l’Hudson en 2009. En aéronautique, aujourd’hui comme depuis toujours, la course contre le temps est partout : technologie, maintenance, application des procédures, opérations militaires, mais aussi et surtout dans l’exercice des fonctions cognitives des aviateurs. Les entraînements des pilotes, particulièrement orientés vers l’amélioration de ces compétences plutôt que vers une répétition stérile de manœuvres, visent ainsi à mieux prendre en compte le facteur temporel dans l’exercice du leadership et la gestion de la charge de travail dans un cockpit d’aéronef, qu’il soit monopiloté ou utilisé en équipage. Ce facteur apparaît en effet vite comme un obstacle inéluctable et stressant pour l’aviateur, y compris en situation normale. Mais en y regardant de plus près, le temps ne serait-il finalement pas plutôt l’arme de la sécurité et l’allié du pilote ?
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Pierre-François Mouriaux
Journaliste
Table ronde des astronautes : L'astronaute peut-il défier le temps ?

Après des études d’histoire durant lesquelles il s’est intéressé aux relations entre la Guerre froide et la conquête de l’espace, Pierre-François Mouriaux s’est engagé dans la promotion de la culture spatiale. Il a notamment assuré le suivi des clubs aérospatiaux français au sein de l’association Planète Sciences, a été chargé des collections Espace au musée de l’Air et de l’Espace du Bourget et a coordonné le programme de conférences du congrès annuel de la Fédération internationale d’astronautique (IAF), avant de rejoindre fin 2015 l’hebdomadaire Air & Cosmos, où il anime désormais la rubrique Espace. Initiateur et président de l’association Histoires d’espace, il organise régulièrement des événements grand public autour de l’espace. Il est l'auteur ou le coauteur d'une douzaine d'ouvrages, pour la plupart destinés à la jeunesse, sur les astronautes et le système solaire, dont plusieurs ont été traduits à l’étranger. Parmi eux, le célèbre Comment on fait pipi dans l’espace ?, doublement récompensé, et deux livres autour de la mission Proxima de Thomas Pesquet.
Table ronde des astronautes : L'astronaute peut-il défier le temps ?
21 janvier 2019 10:45 - Amphi Gaston Berger
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Pierre-Henri Gouyon
Chercheur en génétique
Conférence : La biodiversité change-t-elle avec le temps ?

Pierre-Henri Gouyon est ingénieur agronome, docteur en écologie, en génétique et docteur ès sciences. Il a aussi suivi une formation en philosophie et en histoire des sciences. Il est actuellement professeur au Muséum National d’Histoire Naturelle, à l’AgroParisTech, à Sciences Po et à l’ENS. Il réalise des recherches sur l’évolution, la génétique, l’écologie, la biodiversité et les relations sciences-société. Il donne des conférences à des publics très variés et est intervenu et intervient régulièrement dans la plupart des médias : journaux, radio, télévision, web. Il a participé à de nombreuses instances, gouvernementales entre autres ; il préside le Conseil Scientifique de la Fondation Nicolas Hulot.
Conférence : La biodiversité change-t-elle avec le temps ?
22 novembre 2019 10:45 - Amphi Louis Armand
Quelle que soit sa religion, la plupart d’entre nous a entendu parler d’Adam et Eve avant d’entendre parler de Darwin. Nos structures mentales sont construites sur une vision fixe d’un monde en équilibre stable. Pourtant, le fait même de l’Évolution nous indique qu’un tel équilibre n’existe pas. La biodiversité doit donc être vue comme une dynamique et non comme un état. Quelles sont les forces qui agissent au sein de cette dynamique, peut-ont-on comprendre et agir sur l’effondrement actuel dans ce cadre ?
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Pierre-Yves Plat
Pianiste
Spectacle : Pianiste

Moniteur de planche à voile, banquier à Londres, manager chez Décathlon, négociateur dans l’immobilier et enfin, pianiste. C’est le parcours peu commun de Pierre-Yves Plat, formé dès 5 ans au piano classique. Sa personnalité et son sens inné du rythme le portent spontanément vers le boogie, le ragtime et le stride puis vers l’improvisation. Pierre-Yves Plat échappe aux étiquettes : son répertoire nous emmène de Chopin à Ray Charles, de Bach à Stevie Wonder et réserve bien des surprises. Il enchante son public par sa virtuosité, sa fantaisie et son humour. Sous ses doigts, les grands classiques tels La Sonate au clair de lune, les Gymnopédies ou La Marche turque s’emballent, se libèrent, se colorent d’accents tziganes, rock’n roll ou swing mêlant tous les styles musicaux dans un grand tourbillon étourdissant. Au cinéma, il a prêté ses mains à Gad Elmaleh et aux deux singes de Monkey Symphony. Il compose des musiques pour des documentaires (Le Paris de Céline) et accompagne en live des films muets. Sa spécialité : adapter les oeuvres « classiques » en Jazz. Sa dextérité et son swing époustouflants en font certainement l’un des pianistes les plus doués de sa génération.
Spectacle : Pianiste
Amphi Gaston Berger
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Purificación López-García
Chercheure en biologie
Conférence : Peut-on déchiffrer l'origine de la vie ?

En étudiant la diversité et l'évolution microbiennes, Purificación López García s’efforce d’enrichir nos connaissances sur l'évolution de la vie sur Terre. Après un passage par l'université d'Alicante en Espagne, elle rejoint en 2002 le laboratoire Écologie, systématique et évolution d’Orsay en tant que chargée de recherche. En combinant des approches moléculaires à haut-débit et l’exploration de milieux souvent extrêmes (océans profonds, lacs alcalins, déserts, écosystèmes dépourvus d’oxygène...), ses recherches permettent la découverte de nouvelles lignées de micro-organismes, tant procaryotes qu’eucaryotes. Promue directrice de recherche en 2007, Purificación est également membre associée de l'Académie royale des sciences et des arts de Belgique. En 2012, elle obtient une bourse ERC Advanced Grant pour le projet ProtistWorld portant sur l’évolution des micro-organismes eucaryotes des milieux très pauvres en oxygène. En 2016, elle explore avec son équipe le site hydrothermal de Dallol en Éthiopie, à la recherche des limites de la vie dans un environnement comptant parmi les plus inhospitaliers de la planète.
Conférence : Peut-on déchiffrer l'origine de la vie ?
21 novembre 2019 12:15 - Amphi Gaston Berger
Longtemps inaccessible à l’étude scientifique, la question de l’origine de la vie a été historiquement monopolisée par les différentes religions, qui proposent des réponses fondées sur la foi. L’étude scientifique, c’est-à-dire la recherche des causes naturelles, sur l’origine de la vie ne commence véritablement qu’à partir du milieu du XIXème siècle. A cette époque, Louis Pasteur a réfuté l’idée de la génération spontanée (que la vie peut apparaître à tout moment) et Charles Darwin a publié son œuvre révolutionnaire L’origine des espèces, où il propose un mécanisme original, la sélection naturelle, pour expliquer la transformation des espèces. Suivant son raisonnement jusqu’aux conclusions ultimes, si toutes les espèces résultent de la transformation d’espèces précédentes, elles doivent descendre in fine d’une espèce ultime… En même temps, les progrès en biochimie, avec les premières synthèses des composés organiques en laboratoire, ouvrent la porte aux premiers scénarios scientifiques sur l’origine de la vie. Lors du XXème siècle, les avancées scientifiques ont été immenses ; du développement de la biologie moléculaire à l’exploration spatiale et chimique de l’univers. A l’aube du XXIème siècle, que sait-on sur l’origine de la vie ? On peut placer maintenant la transition non-vivant/vivant dans un contexte réaliste et proposer des hypothèses de plus en plus affinées.
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Raphaël Didjaman
Musicien

D’abord saxophoniste et deejay à l’âge de 20 ans, puis pionnier du Didgeridoo en France depuis 1995, date à laquelle il revient d’Australie après une longue période passée dans l’Out back, Raphaël Didjaman devient fabricant-luthier et professionnel de Didgeridoo. Il fonde le label TRIBAL ZIK RECORDS en 2007, et défend le didgeridoo mélangé à la poésie et tous types de musiques. Raphaël Didjaman a réalisé une discographie de 10 albums, dont une trilogie sur le poète Arthur Rimbaud, dotée d’une liste éloquente d’acteurs et chanteurs de la scène française. Ses collaborations avec les compositeurs Bruno Coulais (Le peuple migrateur) et Philippe Sarde (Quai d’Orsay) l’amèneront à composer pour l’amour de la musique à l’image et devenir joueur de didgeridoo soliste au sein de l’orchestre symphonique Divertimento dirigé par Zahia Zouani.
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René Kauffmann
Ingénieur

Ingénieur aéronautique de formation, littéraire par tempérament, René Kauffmann a occupé de 1970 à 2008 différents postes dans la recherche industrielle. Il a consacré de nombreuses années à la conception d’interfaces informatiques et de moteurs de recherche, destinés à la consultation de documents techniques en langues diverses. Il a ainsi accompagné l'évolution des systèmes de l’ordinateur archaïque à l’avènement des navigateurs internet. Il applique maintenant ces mêmes techniques à la diffusion des connaissances sur l’archéologie méditerranéenne en animant le site de l’AnticoPédie. Pour ce qui touche au Temps, il a coopéré avec le « Musée des Technologies des Grecs de l’Antiquité », adaptant en français les descriptions des appareils anciens, notamment ceux indiquant l’heure ou décomptant des durées.
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Roland Lehoucq
Astrophysicien
Conférence : Peut-on vraiment voyager vers le futur ?

Roland Lehoucq est astrophysicien au service d’astrophysique du CEA de Saclay. Il enseigne à l’Ecole polytechnique et à l’Institut d’études Politiques. Passionné par la diffusion des connaissances scientifiques, il collabore au mensuel Pour la Science (rubrique Science et Fiction, avec Jean-Sébastien Steyer) et tient depuis 19 ans une rubrique scientifique dans la revue de science-fiction Bifrost. Il a écrit de très nombreux articles de vulgarisation dans toutes les revues scientifiques destinées au grand public et donne une cinquantaine de conférences par an. Il a aussi publié ou participé à 30 ouvrages et collaboré à plusieurs expositions à la Cité des Sciences et de l’Industrie (Paris), au Palais de la Découverte (Paris) et à la Cité de l’Espace (Toulouse). Depuis 2012, il est président des Utopiales, le festival international de science-fiction de Nantes. Il a reçu en 2010 le prix Diderot-Curien de l’AMCSTI (association des musées et centres pour le développement de la culture scientifique, technique et industrielle). Enfin, il a été nommé au grade de chevalier des Palmes Académiques en janvier 2014.
Conférence : Peut-on vraiment voyager vers le futur ?
21 novembre 2019 16:15 - Amphi Gaston Berger
Il fut un temps où l’on pensait que le temps était le même pour tous. En 1905 Einstein publie sa relativité restreinte, une théorie qui bouscula nos représentations de l’espace et du temps. En 1915, sa relativité générale modifie profondément notre compréhension de la gravitation qui devint intimement liée à l’espace-temps. En décryptant certains films de science-fiction nous illustrerons et expliquerons des concepts révolutionnaires vieux de plus d’un siècle. Ils nous permettront de comprendre en quoi ces deux théories sont à la base du fonctionnement des systèmes de positionnement par satellites et dans quelle mesure elles autorisent le voyage vers le futur…
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Rémi Camus
Aventurier
Table ronde des sportifs

Rémi Camus n’est pas un sportif comme les autres. Du jour au lendemain, alors qu’il n’a que 26 ans, Rémi quitte son métier de maître d’hôtel après être passé par un restaurant classé une étoile au guide Michelin. Sa tête est ailleurs et son corps l’emmène vers de nouvelles aventures lorsqu’il se lance pour traverser l’Australie à pieds (5 400 km), puis de descendre le Mékong à la nage en hydrospeed (4 400 km) ou encore de faire le tour de France à la nage (2 650 km). Aujourd’hui il continue de vouloir explorer le monde avec ses propres moyens, tout en sensibilisant les populations sur l’état des eaux sur la planète.
Table ronde des sportifs
23 novembre 2019 10:45 - Amphi Gaston Berger
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Samia Mahé
Etudiante
Table ronde des étudiants : Le fait d'aller plus vite nous fait-il gagner du temps ?

Après avoir suivi une formation en classe préparatoire littéraire, Samia Mahé a intégré l’ENS de Lyon au sein de laquelle elle suit actuellement un double cursus en philosophie contemporaine et en sciences cognitives. Ses champs de recherche s’articulent principalement autour de la conscience et des émotions. Les recherches que Samia a effectuées dans le cadre de ses mémoires de Master 1 et de Master 2 portent, en philosophie de l’esprit, sur les questions de définition et de naturalisation de la conscience. En parallèle, elle a conduit des recherches en sciences cognitives sur l’influence des émotions sur les facultés cognitives (attention, mémoire, prise de décision) et, plus largement, sur des compétences telles que l’apprentissage ou encore les interactions sociales.
Table ronde des étudiants : Le fait d'aller plus vite nous fait-il gagner du temps ?
23 novembre 2019 14:45 - Amphi Gaston Berger
Notre vie quotidienne semble s’articuler autour d’omniprésentes accélérations. Transports automatisés, correcteurs automatiques, moteurs de recherches, notifications… Nous sommes habitués à connaître le résultat d’une élection cruciale en temps réel ou à nous connecter pour ne pas manquer en direct le prochain but d’un match à suspense. L’accès à l’information est si rapide que la distance qui nous éloigne des événements au présent paraît s’estomper, et que la durée qui nous sépare des événements dans un futur proche semble se contracter. Le numérique se propose même d’accélérer notre vie privée en organisant des rencontres sentimentales en un clic ! Mais le fait d’aller plus vite nous fait-il réellement gagner du temps ? Voilà la question que six étudiants prendront le temps de discuter lors de cette table ronde. Leur objectif sera de mettre en évidence le rapport qu’entretiennent les « millenials » avec notre société actuelle et le rythme qu’elle s’impose.
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Sandra Magnus
Astronaute - NASA
Table ronde des astronautes : L'astronaute peut-il défier le temps ?

Sandra Magnus est une astronaute américaine. Elle a effectué à deux reprises des missions à bord de la navette spatiale américaine et effectué un séjour de longue durée (134 jours) à bord de la Station spatiale internationale. De 2012 jusqu'en 2018, elle a été responsable du bureau de liaison de l'American Institute of Aeronautics and Astronautics.
Table ronde des astronautes : L'astronaute peut-il défier le temps ?
21 novembre 2019 10:45 - Amphi Gaston Berger
Le compte à rebours démarre très tôt. Au début des sélections pour devenir astronaute, plus tôt même, dès lors que l’idée d’un possible voyage hors de l’atmosphère traverse l’esprit du candidat. Tout s’enchaîne alors, étape par étape, succès après succès, jusqu’à l’ultime consécration où le prétendant fait partie de l’équipe, celle qui rassemble des êtres humains hors du commun, prêts à suivre l’entraînement pour une mission spatiale. De nombreux mois de préparation intensive, au programme minutieusement concocté, séparent encore le futur héros du départ. Il doit chaque jour tenir la cadence et même progresser. A sa mise en quarantaine, plus que quelques heures le séparent du décollage. Sur la rampe de lancement, recroquevillé dans son siège, il sera propulsé dans l’espace dans le délai imposé par la procédure de mise à feu. En moins de neuf minutes, il se déplacera à la vitesse orbitale de 28 000 km/h et effectuera 16 fois le tour du monde chaque jour qui passe. Sa véritable mission vient juste de démarrer. Qu’il s’agisse de veiller au bon fonctionnement des instruments, de les réparer, de mener à bien des expériences scientifiques, de communiquer avec le sol, d’échanger avec ses coéquipiers, de se déplacer, de faire du sport, de dormir, de se nourrir, l’homme dans l’espace évolue à un certain rythme, le sien et celui qui lui est imposé. Même s’il est très occupé, son retour sur Terre, près de ceux qu’il aime peut parfois lui sembler lointain. A chacune de ces étapes, auxquelles l’on pourrait ajouter une sortie extravéhiculaire ou le trajet du retour, l’astronaute peut-il défier le temps ?
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Sarah Chenaf
Altiste
Spectacle : TimeWorldNight

Sarah Chenaf commence l’étude de l’alto au conservatoire de Bordeaux puis au Conservatoire national supérieur de musique de Paris où elle obtient son master. Elle poursuit ensuite sa formation à Vienne et Hanovre auprès de Johannes Meissl (quatuor Artis) et Hatto Beyerle (Quatuor Alban Berg). En 2009 elle co-fonde le Quatuor Zaïde composé de Charlotte Maclet, Leslie Boulin-Raulet au violon et Juliette Salmona au violoncelle. Le quatuor Zaïde est lauréat de nombreux concours (Bordeaux, Pékin, Banff, Heerlen) et se produit toute l’année à l’international. A l’automne 2017 le quatuor signe son troisième album autour de la musique française, avec le monumental Quatuor de Franck et la Chanson perpétuelle d'Ernest Chausson en compagnie de Karine Deshayes (mezzo-soprane) et Jonas Vitaud (piano). Sarah Chenaf est en résidence à la Fondation Singer-Polignac. Elle joue sur un alto anonyme « arlequin » tyrolien du XVIIe siècle.
Spectacle : TimeWorldNight
23 novembre 2019 18:00 - Amphi Gaston Berger
Et si on prenait l’œuvre d’Arnold Schoenberg au mot ? « La nuit transfigurée » inspirée par le poème de Richard Dehmel ne serait-elle pas encore plus impressionnante si on n’avait que notre ouïe pour en recevoir la beauté ? Après la lecture du poème dans un noir complet le spectateur entendrait le chef-d’œuvre de Schoenberg dans sa version pour sextuor à cordes joué dans une obscurité quasi totale. Cette mise en espace permettrait à l’auditeur d’avoir une nouvelle perception de la pièce. Une création lumière évoquant la nuit habillerait la salle avec des couleurs sombres. Les musiciens présents ne seraient que voix et leur présence uniquement auditive. Une expérience jamais faite car elle nécessite l’exécution de l’œuvre par cœur, sans partition ni pupitre par les six musiciens. « La nuit transfigurée » est une œuvre qui a vu le jour au carrefour entre le romantisme germanique du 19ème siècle et le modernisme qu’ont établi Schoenberg et ses deux disciples, Berg et Webern. Interprété par Ana Millet, Juliette Salmona, Corentin Bordelot, David Haroutunian, Pauline Bartissol, Sarah Chanaf. Lecture par Simon Abkarian.
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Simon Abkarian
Auteur, metteur en scène, acteur
Spectacle : TimeWorldNight

Simon Abkarian est né à Gonesse, Val d'Oise A l’âge de neuf ans, il part pour Beyrouth. Il apprend les danses des pays du Caucase, s’initie à la cuisson des brochettes et à la guerre civile… A New York, il se forme dans l’institution « Arménie Europe Centrale Antranik ». A Los Angeles, un stage de masques de la Commedia del’Arte dirigé par Georges Bigot lui ouvre les portes du Théâtre du Soleil. Il s’y révèlera sur une huitaine d’années dans ces fresques inoubliables orchestrées par Ariane Mnouchkine. Il met en scène Peines d’Amour Perdues de Shakespeare (1998), L’Ultime Chant de Troie d’après Eschyle, Euripide, Sénèque, Parouir Sevac (2000), Titus Andronicus de Shakespeare (2003), Projet Mata Hari-Exécution de Jean Bescos (2011). En 2008 il écrit et met en scène Pénélope ô Pénélope (prix du syndicat de la critique pour le meilleur texte théâtral). En 2012, il écrit et joue dans Ménélas Rebétiko Rapsodie et un an plus tard, écrit et met en scène Le dernier jour du jeûne.Tous ses textes sont publiés chez Actes-Sud papier. En 2017 il écrit et met en scène L’envol des cigognes, dernier volet de la trilogie Pénélope ô Pénélope, et Le dernier jour du jeûne. En 2018, il prépare Printemps déchus, l’intégrale des trois pièces. Il dirige de nombreux stages pour acteurs, danseurs et musiciens. Au cinéma il tourne avec Cédric Klapish, Marie Vermillard, Michel Deville, Xavier Durringer, Atom Egoyan, Jonathan Demme, Robert Kechichian, Serge Lepéron, Frédérique Balekdjian, Sophie Marceau, Thomas Vincent, Ronit et Shlomi Elkabetz, Jean-Pierre Sinapi, Sally Potter, Robert Guédiguian, Martin Campbell, Eric barbier, Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud, Karim Dridi, Philippe Haim, Jean-Michel Ribes, Hervé Hadmar, Gilles Banier.
Spectacle : TimeWorldNight
23 novembre 2019 18:00 - Amphi Gaston Berger
Et si on prenait l’œuvre d’Arnold Schoenberg au mot ? « La nuit transfigurée » inspirée par le poème de Richard Dehmel ne serait-elle pas encore plus impressionnante si on n’avait que notre ouïe pour en recevoir la beauté ? Après la lecture du poème dans un noir complet le spectateur entendrait le chef-d’œuvre de Schoenberg dans sa version pour sextuor à cordes joué dans une obscurité quasi totale. Cette mise en espace permettrait à l’auditeur d’avoir une nouvelle perception de la pièce. Une création lumière évoquant la nuit habillerait la salle avec des couleurs sombres. Les musiciens présents ne seraient que voix et leur présence uniquement auditive. Une expérience jamais faite car elle nécessite l’exécution de l’œuvre par cœur, sans partition ni pupitre par les six musiciens. « La nuit transfigurée » est une œuvre qui a vu le jour au carrefour entre le romantisme germanique du 19ème siècle et le modernisme qu’ont établi Schoenberg et ses deux disciples, Berg et Webern. Interprété par Ana Millet, Juliette Salmona, Corentin Bordelot, David Haroutunian, Pauline Bartissol, Sarah Chanaf. Lecture par Simon Abkarian.
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Stéphane Durand
Physicien théoricien
Conférence : Peut-on contrôler l'écoulement du temps ?

Stéphane Durand a complété des études doctorales et post-doctorales en physique théorique à Montréal et à Paris. Il est professeur de physique au collège Édouard-Montpetit et membre du Centre de recherches mathématiques (CRM) de l'Université de Montréal. Il a aussi enseigné la mécanique quantique et la relativité au département de physique de l'Université de Montréal et à l'École Polytechnique de Montréal. Il a reçu le Prix du Ministre de l'éducation du Québec pour son livre “La relativité animée : Comprendre Einstein en animant soi-même l'espace-temps” (3e édition, Belin, 2014). Il a obtenu un Prix d'excellence en enseignement du Département de physique de l'Université de Montréal, ainsi que le Premier prix du concours international d'affiches de la Société Mathématique Européenne dans le cadre de l'Année mondiale des mathématiques (affiches utilisées et adaptées dans une dizaine de pays). Il a aussi publié le livre "Les hérésies scientifiques du professeur Durand" (Flammarion, 2015), inspiré de ses 150 chroniques radio aux Années-lumière de Radio-Canada pendant 4 saisons. Récemment, il a conçu une mini-exposition sur "Le temps selon la relativité", partie intégrante de l'exposition “Éternité : rêve humain et réalités de la science” présentée au Musée du Fjord du Saguenay en 2017.
Conférence : Peut-on contrôler l'écoulement du temps ?
23 novembre 2019 15:30 - Amphi Louis Armand
Une des idées scientifiques les plus extraordinaires de tous les temps, vérifiée expérimentalement, est que l'écoulement du temps est malléable et qu'il peut être contrôlé. C'est une des conséquences les plus percutantes de la théorie de la relativité. Après avoir présenté ce phénomène, ainsi que certains paradoxes de la relativité, nous montrerons comment ils s'expliquent intuitivement à l'aide du concept d'espace-temps. Ce dernier n'est pas qu'une simple juxtaposition de l'espace et du temps. Au contraire, c'est une fusion intime et profonde, qui permet la transformation partielle de l'espace en temps, et vice versa.
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Sylvain Briens
Professeur
Conférence : Les innovations sont-elles toujours en avance sur leur temps ?

Sylvain Briens est professeur à Sorbonne Université, essayiste et musicien. Après une carrière d’ingénieur dans l’industrie des télécommunications et aux Nations Unies, il a enseigné les langues, littératures et civilisation scandinaves à l’Université de Strasbourg puis à l’Université Paris-Sorbonne. Ses recherches portent sur la culture scandinave ainsi que sur les liens entre innovation technique et création littéraire.
Conférence : Les innovations sont-elles toujours en avance sur leur temps ?
21 novembre 2019 14:00 - Amphi Louis Armand
Lorsque l’on considère les mouvements d’avant-garde, on constate que l'innovation s’affirme avant tout par rapport à un passé proche mais qu’elle tire également des éléments d’inspiration dans les mythes ou des sources archaïques. Comme l’Ange de l’Histoire (peint par Paul Klee) qui tourne le dos au futur pour contempler les ruines du passé qui s’amoncellent à ses pieds, la posture de celui qui innove l’emporte vers un futur qu’il ne peut maîtriser, tout en gardant son visage tourné vers le passé. Ainsi, du Surréalisme à la théorie des cordes, des télécommunications au dodécaphonisme sériel, les forces d’innovation, ni linéaires ni homogènes, apparaissent plutôt comme cycliques et transdisciplinaires, leur mode de savoir crée des associations inattendues et dynamiques avec des pratiques déjà existantes, en tissant un réseau de potentialités inouïes qui modèlent les formes du temps.
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Thierry Harvey
Médecin obstétricien
Conférence : Peut-on changer le temps de la grossesse ?

Thierry Harvey est gynécologue obstétricien. Il est chef de service à la maternité des diaconesses de Paris depuis bientôt 25 ans. Il préside actuellement le Solipam, association et réseau prenant en charge les femmes enceintes en situation de grande précarité en île-de-France.Thierry est particulièrement engagé dans la défense des femmes, la liberté de l’IVG ainsi que la PMA. Le bien-être et le respect de l'humain sont au centre de ses préoccupations.
Conférence : Peut-on changer le temps de la grossesse ?
23 novembre 2019 11:30 - Amphi Louis Armand
9 mois c’est à la fois long et court. Ce temps qui mène de la conception à la naissance est-il immuable, gravé dans le marbre ? Dans le code Napoléon 1804, un enfant était potentiellement viable à 6 mois. Depuis les temps ont changé ou pas... la grossesse dure toujours 9 mois pour les français et 40 semaines d’aménorrhée pour le reste du monde. Les progrès médicaux en néonatalogie dans les années 80 ont fait reculer la viabilité avec la naissance d’enfants vivants de moins de 6 mois, sans statut réel. L’Organisation Mondiale de la Santé en 1993 a fixé le seuil de viabilité à 22 semaines d’aménorrhée et 500 g. Utopie ou réalité ? Le temps de gestation est-il fixe, variable d’une femme à l’autre, d’une grossesse à l’autre, d’un fœtus à l’autre ? Peut-on, ou doit-on tenter de le raccourcir ? Et pour le bénéfice de qui ? Autant de questions au centre de la santé des futures générations.
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Valentin Metillon
Etudiant
Table ronde des étudiants : Le fait d'aller plus vite nous fait-il gagner du temps ?

Après des études en physique et en philosophie des sciences, Valentin Métillon commence une thèse de physique quantique au sein du laboratoire Kastler-Brossel au Collège de France sur la mesure et l'intrication quantiques. Il s'intéresse plus largement à la question de la mesure en physique et à la diffusion des connaissances scientifiques et techniques.
Table ronde des étudiants : Le fait d'aller plus vite nous fait-il gagner du temps ?
23 novembre 2019 14:45 - Amphi Gaston Berger
Notre vie quotidienne semble s’articuler autour d’omniprésentes accélérations. Transports automatisés, correcteurs automatiques, moteurs de recherches, notifications… Nous sommes habitués à connaître le résultat d’une élection cruciale en temps réel ou à nous connecter pour ne pas manquer en direct le prochain but d’un match à suspense. L’accès à l’information est si rapide que la distance qui nous éloigne des événements au présent paraît s’estomper, et que la durée qui nous sépare des événements dans un futur proche semble se contracter. Le numérique se propose même d’accélérer notre vie privée en organisant des rencontres sentimentales en un clic ! Mais le fait d’aller plus vite nous fait-il réellement gagner du temps ? Voilà la question que six étudiants prendront le temps de discuter lors de cette table ronde. Leur objectif sera de mettre en évidence le rapport qu’entretiennent les « millenials » avec notre société actuelle et le rythme qu’elle s’impose.
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Virginie van Wassenhove
Chercheure en neurosciences
Conférence : Le temps de la conscience est-il conscience du temps ?

Virginie van Wassenhove a obtenu son doctorat en neurosciences et sciences cognitives à l’Université du Maryland, sous la direction des professeurs Poeppel et Grant. Au cours de ses études, elle s'est concentrée sur la perception (psychophysique) et les bases corticales (MEEG, IRMf) de la parole audiovisuelle en tant que cas spécifique d'intégration multisensorielle et de codage prédictif. En 2005, elle a travaillé avec le professeur Nagarajan (UCSF) sur l’apprentissage et la plasticité en audition et en perception audiovisuelle, combinant psychophysique et MEG. De 2006 à 2008, elle a été impliquée dans divers projets à UCLA (Prof. Shams, Prof. Buonomano) et à Caltech (Prof Shimojo), qui comprenaient un apprentissage statistique implicite multisensoriel, la perception du temps, la communication des gestes et les interactions interpersonnelles. Fin 2008, elle a rejoint l'unité de neuroimagerie cognitive dirigée par le professeur Dehaene pour construire NeuroSpin MEG. En 2012, elle est devenue chef de groupe INSERM de l'équipe de recherche sur la dynamique du cerveau. En 2013, elle obtient son HDR et devient Directrice de la recherche du CEA. Ses recherches portent sur la cognition temporelle et l'intégration multisensorielle.
Conférence : Le temps de la conscience est-il conscience du temps ?
22 novembre 2019 09:15 - Amphi Gaston Berger
Les êtres d’émotion et de pensée que nous sommes parlons du temps et de sa flèche, du temps qui passe, du temps vécu, du temps qui dure, du temps qui scande la mesure, et parfois même du temps futur. L’humain se dote d’une flèche du temps, linéaire, sur laquelle il range, à mesure de souvenirs et d’anticipations futures, les événements de sa vie et ceux de sa grande histoire. Toutes ces facultés de représentation intelligible du temps ne capturent pas la dimension temporelle émergente que la physique décrit, mais des réalités psychologiques de temps conscient qui reposent sur le fonctionnement de notre cerveau en interface avec un univers riche d’information en mouvement. Et cependant, le système dynamique complexe qu’est notre cerveau évolue dans le temps (de la physique), et possède des propriétés temporelles observables, mesurables, et quantifiables. Les propriétés dynamiques de l’activité cérébrale que nous inscrivons sur une flèche du temps décrivent-elles du temps conscient ? En d’autres termes, le temps de la conscience est-il aussi la conscience du temps ?
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Xavier Emmanuelli
Médecin urgentiste
Conférence : Comment prend-t-on la mesure de l’urgence médicale ?

Xavier Emmanuelli s'engage comme médecin dans la marine, puis soigne les mineurs. Il se spécialise ensuite en neurologie puis en anesthésie-réanimations. Ancien secrétaire d'Etat à l'action humanitaire d'urgence, cofondateur de Médecins sans frontières, médecin-chef à Fleuris-Mérogis, médecin au SAMU de Paris, Xavier Emmanuelli est le fondateur du Samu social et du Samu social international qu'il préside. Xavier Emmanuelli est convaincu que le médical et le social doivent s'unir contre l'exclusion.
Conférence : Comment prend-t-on la mesure de l’urgence médicale ?
21 novembre 2019 15:30 - Amphi Louis Armand
Face à chaque phase de la maladie, le médecin adapte sa stratégie. Il est parfois confronté à des situations graves, à des urgences relatives, voire à des urgences absolues, où la vie est en jeu. Le temps qui s’écoule alors est celui de l’immédiateté, de la prise en charge des premières minutes. Le médecin doit décider et agir sans délai. C’est le court temps qui lui est offert avant que l’état du malade ne devienne irréversible. D’autres fois, la maladie amène le médecin à oeuvrer sur un temps long., pendant la déclaration d’une maladie au cours de laquelle les symptômes s’installent, (puis)au cours de la période de stabilisation et de traitement. Le temps médical mesure sans cesse de degré d’urgence et s’y adapte, pour prolonger au mieux celui qu’il nous reste à vivre…
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Yann Mambrini
Physicien théoricien
Conférence : Peut-on mesurer le temps ?

Yann Mambrini est directeur de recherche au CNRS, docteur es-physique théorique, membre du conseil scientifique du CNRS et du comité scientifique du Laboratoire de Physique Théorique de l'Université Paris-Saclay. Il est aussi l'auteur de plus de 70 articles scientifiques dans des revues internationales à comité de lecture, membre du comité directeur du département Science Planète et Univers (SPU) de l'Université Paris-Saclay, membre du comité scientifique de plus de 5 cycles de conférences internationales, reviewer de référence dans 7 revues prestigieuses. Yann Mambrini est trois fois lauréat du prix d'excellence scientifique du CNRS pour ses travaux de recherche (2010, 2014 et 2018) et prix de la Société Française de Physique 2006. Enfin, il est professeur à l'école doctorale de Polytechnique et à l'ENS.
Conférence : Peut-on mesurer le temps ?
22 novembre 2019 09:15 - Amphi Louis Armand
Depuis que l’homme est homme, le passage du temps, et donc sa mesure, est un défi persistant. Quel lien existe-t-il entre la course de l’ombre projetée d’un bâton sur le sable il y a plus de 5 000 ans et l’horloge atomique ? Comment le génie humain a-t-il pu s’affranchir des observations du ciel ? Il a mis au point les instruments les plus sophistiqués pour dompter et enfermer le temps dans un tic-tac permanent, avant de se rendre lui-même à son insu, prisonnier de cette cage dorée. De Babylone à Princeton, en passant par Paris et Londres, nous voyagerons pour mieux comprendre quels furent les enjeux de cette course à la précision. Entre calcul des longitudes pour la domination de la cartographie des océans au XVIII ème siècle, synchronisation des horloges citadines au XIXème siècle jusqu’à l’avènement de la théorie de la relativité, c’est de l'histoire du temps et de sa possible mesure qu'il sera question.
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Yannick Lebtahi
Sémiologue, analyste des médias
Conférence : Une apocalypse est-elle possible ?

Yannick Lebtahi est sémiologue, analyste des médias, mais aussi réalisatrice de documentaires. Ses travaux portent principalement sur le cinéma et la télévision ainsi que sur l’image et ses enjeux contemporains. Maître de conférences, habilitée à diriger des recherches en sciences de l’information et de la communication à l’université de Lille, elle est membre du laboratoire GERIICO Lille (Groupe d’Études de Recherches Interdisciplinaires en Information et Communication) et membre associé du CEISME Paris3 (Centre d’Étude sur les Images et les Sons Médiatiques). Elle est directrice scientifique et éditoriale de la revue CIRCAV (Cahiers Interdisciplinaires de la Recherche en Communication AudioVisuelle) et directrice de la collection DeVisu aux éditions L’Harmattan.
Conférence : Une apocalypse est-elle possible ?
23 novembre 2019 12:15 - Amphi Louis Armand
L’imaginaire puissant du passage de l’an 2000 – symbolisant le chaos – a donné lieu à une production cinématographique innovante : dix films réalisés par dix jeunes cinéastes de dix pays différents avec comme contrainte commune d’inclure dans leur synopsis la nuit, tant redoutée et fantasmée pour son "big bug" planétaire, du 31 décembre 1999. Pour la France, à la manière des surréalistes, le cinéaste Laurent Cantet tisse dans son film Les Sanguinaires des représentations métaphoriques du temps mis en abyme. Le jeu sur la notion d’écran met en regard le temps "objectivé" de cette célébration refusée par François, le personnage principal, et le temps éprouvé par celui-ci face à sa quête existentielle et à son insaisissable spleen. Devant le miroir de ses peurs et de ses doutes, le spectateur se projette dans une hypothétique fin du monde programmée tout en assistant au naufrage des certitudes de François ainsi qu’à l’imagination de l’effacement total de l’individualité comme résultante d’une possible apocalypse. En forme d’ouverture, le film se clôt sur une ambiguïté à propos du devenir du personnage central et renvoie le spectateur à sa condition ce qui l’amène à s’interroger sur le sens de son existence, dans son rapport à la mort.
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