Céline Fellag Ariouet

Céline Fellag Ariouet
Chef du service Exécutif et Réunions
Atelier : Peut-on garder le temps ?

Céline Fellag Ariouet travaille au Bureau international des poids et mesures (BIPM) depuis 2005. Elle y occupe les fonctions d’assistante personnelle de Martin Milton, directeur du BIPM, et dirige le service Exécutif et réunions. Elle effectue actuellement une thèse de doctorat en histoire des sciences à l’université de Lorraine sur le Bureau international des poids et mesures de 1875 à 1975, sous la direction de Martina Schiavon.

Atelier : Peut-on garder le temps ?
21 novembre 2019 15:15 - Salle AB

De l’invar à l’élinvar, comment Charles-Édouard Guillaume a révolutionné la chronométrie et l’horlogerie de précision. Charles-Édouard Guillaume (1861-1938), issu d’une famille d’horloger établie à Fleurier en Suisse, a consacré une carrière de plus d’un demi-siècle à la précision métrologique au Bureau international des poids et mesures où il entra en 1883 avant d’en devenir le directeur de 1915 à 1936. Ses travaux sur les alliages de fer et de nickel, qui s’étalent sur plus de vingt-cinq ans et dont on trouve encore de multiples applications aujourd’hui, furent récompensés par le prix Nobel en 1920 et révolutionnèrent non seulement les mesures pour la géodésie mais également la chronométrie et l’horlogerie de précision. L’invar (comme invariable, car son coefficient de dilatation est quasi nul) a très vite été utilisé pour les tiges des horloges à pendule qui jusque-là avançaient ou retardaient de quelques secondes par jour sous l’effet de la température. L’élinvar (comme élasticité invariable) caractérisé par une très faible variation de son module de Young fut intégré aux spiraux des chronomètres, permettant aux garde-temps de gagner jusqu’à cinquante fois en précision. Cet exposé s’attachera à retracer le fil de ces découvertes et ce qu’elles nous apprennent de la quête de la précision ultime commune aux mesures des longueurs et du temps au tournant du XXe siècle.

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