Fabien Pifferi

Fabien Pifferi
Nutrition et neurosciences
Atelier : L’horloge biologique est-elle au cœur du processus de vieillissement ?

le métabolisme énergétique et les fonctions cognitives et comportementales chez un primate non-humain, le Microcèbe (Microcebus murinus). Utilisant différentes interventions nutritionnelles (restriction calorique, supplémentation en acides gras oméga-3), ses travaux démontrent leur influence sur les paramètres cognitifs et comportementaux. Fabien Pifferi s’intéresse en particulier aux capacités mnésiques, à l’activité locomotrice spontanée ou encore aux rythmes circadiens, notamment à travers le suivi des rythmes veille-sommeil par électroencéphalographie au cours du vieillissement. Il a reçu en 2012 le prix Jeune chercheur de la société francophone de chronobiologie pour ses travaux sur la relation entre nutrition et rythmes biologiques. Depuis quelques années maintenant, il explore l’importance de la période endogène (période qui s’exprime lorsqu’aucun indice environnemental ne permet d’entraîner les rythmes) sur le processus de vieillissement et la longévité en lien avec le métabolisme énergétique.

Atelier : L’horloge biologique est-elle au cœur du processus de vieillissement ?
22 novembre 2019 15:15 - Salle A1

Au cours du vieillissement, la capacité des organismes à s’adapter au temps de leur environnement est altérée, ce qui peut avoir des conséquences majeures sur la santé et la valeur adaptative des individus. L’étude de ces modifications est donc une question d’importance en santé et en biologie de l’adaptation et requiert l’utilisation d’un modèle animal approprié tel que le microcèbe (Microcebus murinus), un petit primate aux rythmes biologiques prononcés. Les études réalisées chez cette espèce nous ont apporté des informations très utiles sur le rôle des rythmes biologiques (à la fois circadiens et saisonniers) et de l’horloge biologique sur la santé et la longévité. Au cœur de cette relation se trouve le concept de période endogène, la période qu’exprime un organisme lorsqu’aucun facteur environnemental ne permet d’indiquer l’écoulement du temps. Cette période, qui est généralement proche de 24h chez les mammifères, s’altère avec l’âge et pourrait participer au processus de vieillissement. Dans un premier temps, les données montrant la relation entre le vieillissement et l’horloge biologique seront présentées. Dans un deuxième temps, la démonstration du rôle central de l’horloge dans le processus de vieillissement sera abordée, à travers des travaux sur l’alternance des saisons. Une illustration finale du rôle majeur joué par l’horloge biologique dans le processus de vieillissement sera apportée par la description de la théorie de la résonnance circadienne. Cette théorie suggère que plus la période endogène d’un organisme ou d’une espèce est proche de 24h, plus grande est sa longévité. Les premières données physiologiques explorant les mécanismes sous-jacents à cette théorie chez le microcèbe seront présentées et une nouvelle interprétation de la théorie sera proposée.

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