Michel Tognini

Michel Tognini
Astronaute
Table ronde des astronautes : L'astronaute peut-il défier le temps ?

Michel Tognini est Général de Brigade, ancien pilote de chasse et d’essais. Il a décollé le 27 juillet 1992, en tant qu’expérimentateur sur Soyouz TM-15, dans le cadre de la mission Antares. Il a effectué son second vol spatial le 23 juillet 1999, où il était le spécialiste de mission sur Columbia STS-93. Michel Tognini a été le chef du Centre des Astronautes européens de l'Agence spatiale européenne à Cologne. Aujourd’hui, il est Président du GAMA qui est le Groupement Aéronautique du Ministère de l’Air, Co-fondateur de la fondation "Out Of Atmosphere" et parrain du planétarium de Vaulx-en-Velin. Michel Tognini est Commandeur de l’Ordre de la Légion d’Honneur et Chevalier de l’Ordre National du Mérite. Il a reçu la médaille de l’Aéronautique française, l’Ordre de l’Amitié des autorités soviétiques et russes, la médaille Vols spatiaux de la NASA et le diplôme Vladimir Komarov de la Fédération Aéronautique Internationale (FAI). Il a également reçu les trophées « Hawker Hunter » et « Patuxent Shield » de l’ETPS de Boscombe Down.
Table ronde des astronautes : L'astronaute peut-il défier le temps ?
21 novembre 2018 10:45 - Amphi Gaston Berger
Le compte à rebours démarre très tôt. Au début des sélections pour devenir astronaute, plus tôt même, dès lors que l’idée d’un possible voyage hors de l’atmosphère traverse l’esprit du candidat. Tout s’enchaîne alors, étape par étape, succès après succès, jusqu’à l’ultime consécration où le prétendant fait partie de l’équipe, celle qui rassemble des Etres humains hors du commun, prêts à suivre l’entraînement pour une mission spatiale. De nombreux mois de préparation intensive, au programme minutieusement concocté, séparent encore le futur héros du départ. Il doit chaque jour tenir la cadence et même progresser. A sa mise en quarantaine, plus que quelques heures le séparent du décollage. Sur la rampe de lancement, recroquevillé dans son siège, il sera propulsé dans l’espace dans le délai imposé par la procédure de mise à feu. En moins de neuf minutes, il se déplacera à la vitesse orbitale de 28 000 km/h et effectuera 16 fois le tour du monde chaque jour qui passe. Sa véritable mission vient juste de démarrer. Qu’il s’agisse de veiller bon fonctionnement des instruments, de les réparer, de mener à bien des expériences scientifiques, de communiquer avec le sol, d’échanger avec ses coéquipiers, de se déplacer, de faire du sport, de dormir, de se nourrir, l’homme dans l’espace évolue à un certain rythme, le sien et celui qui lui est imposé. Même s’il est très occupé, son retour sur Terre, près de ceux qu’il aime peut parfois lui sembler lointain. A chacune de ces étapes, auxquelles l’on pourrait ajouter une sortie extravéhiculaire où le trajet retour, l’astronaute peut-il défier le temps ?
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